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Washington ouvre discrètement un corridor à Ormuz pour le pétrole, moitié du volume d’avant-guerre.

Une opération récente a permis à un nombre compris entre 15 et 20 pétroliers de naviguer chaque nuit à travers le détroit d’Ormuz, empruntant un canal situé au sud, le long des côtes d’Oman. Ce passage maritime, qui était auparavant géré conjointement par le sultanat d’Oman et Téhéran, a été affecté par le conflit qui a éclaté le 28 février, suite à des frappes américano-israéliennes ciblant l’Iran.

Actuellement, environ 10 millions de barils de pétrole, soit près de la moitié du volume quotidien d’avant le début des hostilités, circulent par cette voie commerciale pour alimenter le marché mondial de l’énergie, selon des sources officielles. L’armée américaine joue un rôle clé dans cette opération, en escortant non seulement les navires vides dans le Golfe depuis la mer d’Oman, mais aussi en aidant les tankers à charger des ressources pétrolières des pays voisins avant de reprendre la mer, toujours par le détroit d’Ormuz, qui reste un point de tension.

Cette « voie du sud », en activité depuis environ deux mois, a été confirmée par l’un des responsables. Ce dernier a affirmé : « Les Gardiens de la Révolution iraniens peuvent constituer une nuisance, mais ils ne contrôlent pas le détroit. Nous le contrôlons. »

La fermeture potentielle du détroit d’Ormuz représente un atout économique majeur pour l’Iran dans le cadre de son affrontement avec les États-Unis, qui dure depuis près de six mois. Avant ce conflit, un cinquième du commerce mondial des hydrocarbures passait par cette voie, qui était libre de droits.

Bien que les quantités de pétrole « exfiltrées » par l’armée américaine soient considérablement réduites par rapport à celles d’avant la fin février, leur impact sur l’offre mondiale reste significatif, selon les deux sources d’Axios.