
Fin de la nomination des enseignants : Glatigny annonce l’abandon du projet
La ministre de l’Éducation francophone, Valérie Glatigny, a récemment exprimé ses préoccupations concernant la nomination des enseignants dans la Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB). Dans une déclaration au journal « Le Soir », elle a souligné les difficultés rencontrées dans les négociations avec le gouvernement fédéral pour obtenir un taux de cotisation patronale plus avantageux, afin de rendre cette mesure financièrement viable pour la FWB.
Glatigny a précisé que, face à l’absence de réponse claire de la part du Fédéral, la question des nominations des enseignants reste en suspens. Elle a indiqué que, sans avancées significatives, il est peu probable que la fin des nominations soit atteinte d’ici la conclusion de la législature. « Nous ne voulons pas compromettre les finances de la Fédération », a-t-elle ajouté.
Dès sa prise de fonction, la coalition MR-Engagés avait manifesté son intention de mettre un terme à la nomination des nouveaux enseignants, leur proposant en échange un contrat à durée indéterminée (CDI-E) dès leur entrée dans le métier. Cette annonce avait suscité une vive réaction des syndicats, qui défendent le statut des enseignants.
Cependant, le projet, qui est à l’étude depuis plus d’un an, se heurte à un obstacle majeur : le coût des cotisations patronales. Actuellement, la FWB ne s’acquitte que de 5,26 % de cotisations sur les salaires des enseignants statutaires. En revanche, pour les enseignants sous CDI, ce taux grimperait à 23,62 %, ce qui entraînerait une augmentation significative des dépenses, estimée à plusieurs centaines de millions d’euros, pour une FWB déjà en difficulté financière.
Tout au long de l’année précédente, la ministre Glatigny a tenté de dialoguer avec le gouvernement fédéral afin de réduire cette charge financière, mais ces efforts n’ont pas abouti, comme elle l’a révélé dans son entretien avec « Le Soir ».
