Vandalisme à l’athénée namurois François Bovesse, examens maintenus.
Des individus cagoulés ont incendié la porte d’entrée de l’établissement vendredi matin, et plusieurs vitres ont été brisées. D’autres écoles namuroises ont aussi été ciblées la semaine passée, mais l’Athénée François Bovesse semble être la seule où ces violences perdurent avec une telle ampleur.
Les premières épreuves ont débuté vendredi matin lorsque des individus cagoulés ont incendié la porte d’entrée de l’établissement. Plusieurs vitres ont été brisées. Les événements ont été filmés et circulent sur les réseaux sociaux.
Mardi, des feux de bengale avaient été lancés dans la cour de l’école depuis l’extérieur, accompagnés de messages menaçants. « Depuis plusieurs jours, l’école est effectivement victime d’actes de vandalisme qui visent l’intégrité de nos bâtiments », a confirmé Yannick Rolland, le préfet de zone pour l’enseignement officiel. « Cela est passé de feux de bengale avec lancement de fumigène dans les cours de récréation de l’école, à vendredi, effectivement, des gens qui essayent de mettre le feu à la porte d’entrée de l’école et qui cassent des carreaux d’un des locaux qui donnent sur l’extérieur. »
D’autres établissements namurois ont également été pris pour cible la semaine dernière à la suite des manifestations contre la réforme de l’enseignement. Toutefois, l’Athénée François Bovesse semble être le seul à subir de telles violences de manière persistante, au grand étonnement du préfet. « On ne se l’explique pas », a complété Yannick Rolland, « parce que c’est une école qui fonctionne bien, qui est bien intégrée dans le tissu social de Namur. Et il ne s’est rien passé de particulier dans notre école, hormis qu’on est dans une situation qui reste tendue malgré les votes au Parlement. Pourquoi notre école est-elle ciblée ? On ne le sait pas pour le moment. »
Les examens, pour leur part, sont maintenus. « Je tiens à dire que Wallonie-Bruxelles-Enseignement condamne fermement des actes de vandalisme sur nos bâtiments. C’est une remise en cause de nos institutions, de ce que l’on fait. On veut vraiment être à l’appui de nos équipes pédagogiques, de nos élèves aussi. On maintient les épreuves pour le moment parce qu’il n’y a pas d’élément qui justifierait vraiment de les annuler. »
La priorité de l’école est désormais de maintenir le calme, afin que la fin de l’année scolaire se déroule normalement.
La police a renforcé sa présence. Une instruction judiciaire est en cours et plusieurs individus ont été identifiés, ont confirmé les autorités judiciaires de Namur.
