
Un documentaire étayé décrit l’élimination systématique des civils palestiniens à Gaza
Présenté à la Mostra de Venise, le nouveau documentaire de Yuval Abraham et Rachel Szor s’intéresse aux mécanismes de la guerre à Gaza à partir de témoignages recueillis au sein de l’appareil israélien. Le film, intitulé Naza, met en parallèle la vie quotidienne à Tel-Aviv et la destruction en cours à Gaza, tout en avançant que le nombre de victimes palestiniennes est probablement sous-estimé.
Un film né après No Other Land
Yuval Abraham et Rachel Szor avaient déjà été distingués pour No Other Land, documentaire consacré au déplacement forcé d’une communauté palestinienne en Cisjordanie. Leur nouveau projet a été présenté cette année à Venise, où les réalisateurs ont expliqué vouloir documenter ce qu’ils décrivent comme un système de destruction et de mise à mort à Gaza. Yuval Abraham, journaliste d’investigation, et Rachel Szor, cinéaste, sont tous deux israéliens, un point qu’ils présentent comme central dans leur démarche de témoignage « de l’intérieur ».
Le site de la Mostra décrit le film comme une enquête sur les mécanismes qui soutiennent des violences contre des civils palestiniens. Dans la conférence de presse citée par la source, Yuval Abraham affirme que leur objectif est d’examiner des crimes d’État qu’il juge systémiques. Ces propos relèvent de leur interprétation et non d’un constat judiciaire établi dans l’article.
Des témoignages internes et des moyens technologiques
Le documentaire repose sur 24 témoignages recueillis sous anonymat auprès de membres de l’armée et des services de renseignement israéliens. Selon la source, certains de ces témoins décrivent des frappes massives et une logique de destruction rapide. Un responsable militaire interrogé parle de « tueries de masse à une échelle industrielle », tandis qu’un autre témoin évoque une politique consistant à tout détruire le plus vite possible.
Le film met aussi en avant un dispositif de surveillance de masse présenté comme appuyé par l’intelligence artificielle et par des données issues de téléphones piratés. Rachel Szor explique que le contrôle passe par les infrastructures de télécommunications et par les données. Les témoins décrivent un système censé suivre des membres présumés du Hamas et leurs proches, avec des déclenchements possibles à partir d’éléments banals interceptés sur un téléphone, comme une phrase d’enfant signalant qu’un père est à la maison.
Des chiffres élevés, mais des estimations contestées
La source indique que, selon un militaire israélien interrogé, une seule frappe visant un objectif humain aurait pu tuer jusqu’à 500 personnes. Elle rapporte aussi que des villages ou des quartiers entiers auraient été détruits. Les réalisateurs relient ces éléments à un climat de silence et de déni, qu’ils jugent favorable à la répétition des crimes.
Le documentaire rappelle enfin que plus de 73 000 Palestiniens ont été tués dans la bande de Gaza depuis 2023, dans l’offensive israélienne lancée après l’attaque du 7 octobre. Yuval Abraham estime que le bilan réel pourrait être plus élevé, mais cette affirmation reste présentée comme une estimation, non comme un chiffre vérifié dans la source.
Ce qu’il faut retenir
- Naza a été présenté à la Mostra de Venise par Yuval Abraham et Rachel Szor, déjà récompensés pour No Other Land.
- Le film s’appuie sur 24 témoignages anonymes de membres de l’armée et du renseignement israéliens, et décrit un système de surveillance et de frappes à Gaza.
- La source mentionne plus de 73 000 morts palestiniens depuis 2023 et rapporte des estimations internes allant jusqu’à 500 victimes pour une seule frappe.
Source : consulter l’article d’origine.
Cette synthèse a été produite automatiquement à partir de la source citée.
