
Trump prévient de conséquences économiques « dévastatrices » pour les pays soutenant l’Iran.
Donald Trump a récemment intensifié ses menaces à l’encontre de l’Iran, affirmant que le pays avait manqué une occasion cruciale d’établir un accord. Dans un message publié sur Truth Social, il a annoncé « l’opération économique la plus dévastatrice jamais entreprise contre un pays », tout en promettant une « guerre économique et un isolement sans précédent » à l’Iran.
Le républicain a averti que toute nation facilitant un soutien financier ou logistique à Téhéran, que ce soit par le biais de ses institutions financières, entreprises ou aéroports, ferait face à de « terribles répercussions économiques ». Il a précisé que des activités telles que la contrebande de pétrole et les échanges de devises devaient cesser immédiatement, sans toutefois nommer les pays concernés.
Selon le New York Times, des nations comme la Chine, qui achètent du pétrole iranien, pourraient être touchées par ces nouvelles sanctions. De plus, les Émirats arabes unis ont récemment suspendu tous leurs échanges commerciaux et financiers avec l’Iran après avoir accusé Téhéran de tirs de missiles balistiques.
La semaine dernière, le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, avait déjà évoqué un isolement économique « comme le monde n’en a jamais vu », sans fournir de détails supplémentaires.
Dans son discours, Trump a décrit l’Iran comme étant dans une situation désespérée, affirmant que son armée de l’air et sa marine étaient « anéanties », sa devise « sans valeur » et que le pays ne tenait « plus qu’à un fil ». Ces déclarations interviennent dans un contexte où les médias américains spéculent sur les capacités militaires des deux nations. Trump a récemment rejeté les allégations de pénurie d’armements, affirmant que les États-Unis disposaient de « stocks de munitions énormes » et accusant les médias de « traîtrise ».
Les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique iranienne, continuent leurs attaques contre les navires dans le détroit d’Ormuz, une voie maritime stratégique que Téhéran utilise comme levier de pression. Mercredi, l’Iran a également mis en garde les pays du Golfe contre toute aide à l’armée américaine, alors que le régime fait déjà l’objet de sanctions internationales.
La guerre, qui a débuté le 28 février avec des bombardements israélo-américains sur l’Iran, a conduit à des représailles de la part de Téhéran, frappant Israël et des intérêts américains dans la région, tout en bloquant la navigation dans le détroit d’Ormuz, ce qui a entraîné une hausse des prix du pétrole.
Face à ces menaces, les médias iraniens ont réagi avec indifférence. L’agence Tasnim a déclaré qu’il n’y avait « pas de nouveau développement » dans les annonces de Trump, rappelant que l’Iran avait appris à contourner les restrictions économiques imposées par les États-Unis.
