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Trump annonce des négociations avec l’Iran lundi prochain

La situation au Moyen-Orient, déjà tendue depuis plusieurs mois, n’a pas connu d’évolution significative malgré la signature d’un protocole d’accord mi-juin. Ce document n’a pas encore permis de trouver une solution à un conflit qui a débuté le 28 février et qui a des répercussions sur l’économie mondiale.

Le président américain, après avoir envisagé une attaque contre l’Iran, a finalement annoncé, lors d’une déclaration faite dans son avion présidentiel, qu’il renonçait à cette option. Il a laissé entendre que des avancées diplomatiques étaient en cours, affirmant : « Bien sûr qu’ils ne veulent pas être attaqués. Ils connaissaient l’ampleur de cette attaque car ils la voyaient prendre forme. » Il a précisé que des discussions devraient commencer lundi après-midi, bien que ni Téhéran ni les pays impliqués dans la médiation n’aient confirmé la tenue de ces pourparlers.

Dans le même temps, l’Iran a exprimé sa volonté de parvenir à un accord avec Oman concernant le détroit d’Ormuz, une voie maritime cruciale pour le commerce mondial d’hydrocarbures. Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a déclaré à la télévision d’État : « Nous sommes sur le point de parvenir à un accord sur une route acceptable pour les deux parties – ni la route nord, ni la route sud. » Actuellement, l’Iran ne permet qu’un seul itinéraire le long de ses côtes, cherchant à maintenir le contrôle sur cette zone stratégique.

Les tensions dans le détroit d’Ormuz ont eu des conséquences immédiates sur le marché pétrolier. À la réouverture du marché lundi matin, le prix du baril de Brent a chuté de près de 5%, atteignant environ 84 dollars, après avoir brièvement dépassé les 100 dollars fin juillet. Cette baisse est survenue alors que des rapports faisaient état d’une explosion près d’un pétrolier dans la région, signalée par l’agence britannique de sécurité maritime UKMTO.

Le président Trump, confronté à un conflit impopulaire parmi ses électeurs, a conditionné l’arrêt des frappes américaines à un accord rapide avec Téhéran, particulièrement concernant Ormuz. Des médias américains ont rapporté que Washington envisageait des bombardements massifs, notamment contre des infrastructures pétrolières, ce qui aurait été une première depuis deux mois. Toutefois, Trump a déclaré avoir renoncé à ces attaques à la demande de plusieurs pays de la région, notamment l’Arabie saoudite et le Qatar, qui ont plaidé pour le dialogue afin de réduire les tensions.

La guerre s’est récemment intensifiée, avec l’apparition d’un nouveau front en mer Rouge, où les rebelles yéménites Houthis, soutenus par l’Iran, ont imposé un blocus aux ports saoudiens et revendiqué des attaques contre des installations pétrolières.