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Argentine : Javier Milei insulte de nouveau Lula, le qualifiant de « voleur » et « corrompu »

Les tensions diplomatiques entre le Brésil et l’Argentine continuent de s’intensifier, exacerbées par les déclarations provocatrices de Javier Milei. Dimanche, le président argentin a réitéré ses accusations à l’encontre de Luiz Inacio Lula da Silva, son homologue brésilien, en le qualifiant de « voleur » et de « corrompu » au cours d’une interview sur la chaîne LN+.

Milei n’a pas hésité à rappeler le passé judiciaire de Lula, affirmant : « Il a été condamné pour vol et corruption, il a été en prison, donc c’est vrai qu’on peut parler de détenu ». Ces propos s’inscrivent dans un contexte déjà tendu, marqué par une précédente déclaration de Milei lors d’un meeting de soutien à Flávio Bolsonaro, fils de l’ancien président d’extrême droite Jair Bolsonaro, où il avait également traité Lula de « prisonnier » et de « voleur ». Ces attaques verbales ont conduit le Brésil à rappeler son ambassadeur en Argentine pour consultation et à convoquer l’ambassadeur argentin pour exprimer sa « réprobation ».

Face à cette escalade, l’Argentine a tenté de minimiser l’incident, en soulignant que les désaccords entre les deux dirigeants étaient d’ordre « idéologique et politique ». Le ministre argentin des Affaires étrangères, Pablo Quirno, a affirmé qu’il n’y avait « absolument aucune possibilité que, de notre côté, la relation (diplomatique) se rompe », rappelant l’importance du Brésil en tant que premier partenaire commercial de l’Argentine, juste après la Chine.

Dans le même temps, Lula, qui a retrouvé le pouvoir en 2023, a annoncé sa candidature pour un quatrième mandat lors des élections d’octobre prochain, affirmant se sentir « en pleine forme » à 80 ans. De son côté, Javier Milei, âgé de 55 ans et président depuis décembre 2023, évoque de plus en plus sa volonté de se représenter lors de la présidentielle de 2027, bien qu’il n’ait pas encore officialisé sa candidature. Lorsqu’on lui a demandé pourquoi il semblait si agressif envers Lula, Milei a répondu : « Vous ne trouvez pas que c’est agressif quand quelqu’un vous vole ? Dire « voleur » à un voleur est bien moins grave que l’acte de voler lui-même. Ils l’ont (Lula) libéré à cause d’une erreur administrative, pas parce qu’il est innocent. Par conséquent, c’est un voleur et un corrompu ».

Lula, quant à lui, a purgé 580 jours de prison entre 2018 et 2019 pour corruption dans le cadre d’un scandale majeur. Sa condamnation a depuis été annulée pour des raisons procédurales, le juge ayant été jugé partial.