
Toxicomanes à la Citadelle : le bourgmestre de Liège réagit aux critiques
Le bourgmestre a confirmé avoir reçu un rapport de police détaillé concernant cette « problématique extrêmement complexe« , dont le collège communal a débattu ce vendredi. Face aux risques identifiés, notamment celui d’incendie en période de sécheresse, des instructions ont été données aux forces de police pour qu’elles soient « extrêmement vigilantes« , en concertation avec les services de pompiers.
Cette préoccupation fait écho aux observations de terrain révélées dans les sentiers escarpés qui surplombent l’esplanade Saint-Léonard, où un arbre carbonisé témoignait déjà de flammes importantes dans cette zone boisée, difficile d’accès pour les secours.
On accuse la ville de tout.
Répondant aux critiques de riverains qui reprochent à la commune de « se décharger de ses responsabilités« , le bourgmestre défend sa position : « Ce n’est pas la ville qui laisse rentrer la drogue à nos frontières. La politique du logement n’est pas une politique communale. La politique de santé non plus. Et tout le monde est d’accord pour dire que ce n’est pas un problème de police. Et si c’était le cas, ce serait un problème de police fédérale. Donc je comprends qu’on se tourne vers la ville quand on y habite, mais c’est un problème bien plus large. »
Deux groupes de travail
Pour répondre à cette situation complexe, la ville a d’ailleurs mis en place deux groupes de travail distincts : l’un consacré aux problèmes de toxicomanie avec l’engagement d’un coordinateur spécialisé, l’autre dédié à la précarité.
Cependant, Willy Demeyer insiste : « il conviendra que les différents pouvoirs se joignent à nous pour tenter de trouver des solutions« , soulignant que cette problématique dépasse largement les compétences communales selon lui.
