Tensions à Bruxelles lors d’un rassemblement contre les réformes éducatives.
Depuis jeudi, la tension est palpable aux abords de la gare de Bruxelles-Central suite à la mobilisation des enseignants et des étudiants contre le vote du décret programme. Environ 300 à 400 personnes se sont rassemblées en début d’après-midi devant la gare centrale pour dénoncer les récentes décisions du gouvernement sur l’école et les violences policières.
Depuis jeudi, la tension est palpable aux abords de la gare de Bruxelles-Central, suite à la grande mobilisation des enseignants et des étudiants contre le vote du décret programme.
Jeudi et vendredi, de nombreux jeunes ont défilé dans les rues de Bruxelles pour exprimer leur mécontentement face à la réforme de l’enseignement francophone. Ces manifestations ont parfois été entachées d’incidents causés par des fauteurs de troubles.
Ce samedi après-midi, des appels à manifester ont de nouveau circulé sur les forums de discussion en ligne, entraînant le déploiement d’un important dispositif policier par précaution.
« Les jeunes sont extrêmement en colère », témoigne une enseignante auprès de notre micro. « Je les ai accompagnés hier, je les accompagne aussi aujourd’hui. Ce que j’observe, ce sont des jeunes qui n’ont pas d’autres moyens de se faire entendre et qui luttent pour leurs droits scolaires, et en plus contre les violences policières. Malheureusement, avec des événements comme ceux de ces derniers jours, la confiance est rompue. On n’est pas dans un système de dialogue, et donc il faut se faire entendre. »
Environ 300 à 400 personnes se sont finalement rassemblées en début d’après-midi devant la gare centrale, pour dénoncer les récentes décisions du gouvernement sur l’école, mais aussi les violences policières.
Dans un premier temps, la situation est restée calme, la police optant pour la prévention auprès des jeunes, les interrogeant sur leur présence et contrôlant leur identité. Puis, tout à coup, un pétard dans la foule, et tout dérape… À chaque arrestation, la tension monte, puis le calme revient. Les tensions se déplacent ensuite vers le Mont-des-Arts, où des arrestations ont également lieu et la situation se dégrade à nouveau. « Ils voient un jeune, ils le balaient et l’emmènent au poste, ce n’est pas normal », témoigne un jeune. « Nous, on est là pour manifester, mais les policiers croient que l’on va foutre le ‘bordel’. C’est vrai qu’il y a des personnes qui cassent des choses, mais pas tout le monde est pareil. »
« On exprime notre voix, on ne se sent pas écoutés, c’est frustrant », ajoute un autre. « La police ne fait pas la différence entre ceux qui cassent et ceux qui manifestent pacifiquement, ce qui crée des mouvements de foule. »
En ce début de soirée, la tension reste bien palpable dans le quartier. Une sorte de jeu du chat et de la souris s’est établi entre policiers et jeunes manifestants. À ce jour, aucun bilan concernant les arrestations ou d’éventuels blessés n’est connu. Les autorités n’ont pas encore réagi aux incidents de cet après-midi.
Ce vendredi, la police de Bruxelles-Capitale/Ixelles a publié un communiqué, stipulant qu’elle cherche « à tout moment à garantir la sécurité de chacun » et évoquant « des fauteurs de troubles mêlés aux personnes présentes dans le seul but de commettre des actes de vandalisme. »

