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Surveillance des Palestiniens : départs de cadres chez Microsoft Israël après enquête

Alon Haimovitch, le directeur général de Microsoft Israël, aurait quitté son poste après 4 ans, de même que plusieurs autres cadres haut placés. L’enquête interne a été lancée l’année dernière après les informations publiées par le Guardian en août 2025.


Alon Haimovitch, le directeur général de Microsoft Israël, aurait récemment quitté son poste après quatre ans, tout comme plusieurs autres cadres supérieurs.

Selon le média israélien Globes, ces départs seraient liés à une enquête interne sur les relations entre les dirigeants de la filiale et le ministère de la Défense israélien.

Microsoft aurait dépêché une équipe pour enquêter sur place, en particulier sur les activités du département commercial, considéré comme responsable de ce partenariat avec le ministère de la Défense israélien.

Cette enquête, qui se serait récemment achevée, aurait conclu à une violation du code d’éthique de l’entreprise, ce qui expliquerait ces départs inattendus. En attendant de recruter de nouveaux responsables, Microsoft France sera en charge de la filiale israélienne.

L’enquête interne avait été lancée l’an dernier à la suite d’informations publiées par le Guardian en août 2025. Avec l’aide des médias +972 Magazine et Local Call, le quotidien britannique avait révélé que l’Unité 8200, une agence d’espionnage d’élite de l’armée israélienne, utilisait les technologies de Microsoft pour gérer un système de surveillance collectant les appels téléphoniques de la population palestinienne à grande échelle. Avant ces révélations, il était déjà connu que l’armée israélienne utilisait des produits Microsoft. Depuis avril 2025, le mouvement BDS appelait à boycotter les produits Microsoft, y compris ses consoles et jeux vidéo.

Peu de temps après le début de l’enquête, les premiers résultats avaient indiqué que l’Unité 8200 avait violé les Conditions d’Utilisation des programmes Microsoft, qui incluent un passage sur la « surveillance de masse ». En conséquence, Microsoft avait bloqué l’accès à ses services. Au siège de l’entreprise, les dirigeant(e)s s’inquiétaient de savoir si l’équipe israélienne leur avait caché ces informations.

Selon le Guardian, Alon Haimovitch aurait été un des intermédiaires entre Microsoft Israël et l’agence d’espionnage.