Road trip : Les supporters belges investissent Seattle, l’ambiance n’est pas là.
A quelques heures de l’entrée en lice des Diables, Eric et son fils François, originaires d’Ottignies, économisent depuis 2014 pour vivre une nouvelle Coupe du monde ensemble. Le club de supporter 1895 a loué un bar, renommé House of The Devils pour l’occasion, à quelques pas du stade pour rassembler les supporters belges.
À quelques heures du premier match des Diables, nous nous sommes promenés au Pike Market de Seattle, l’un des lieux les plus prisés de la ville pour se restaurer, faire des courses ou simplement flâner. Nous avons rapidement aperçu des supporters portant des maillots de l’Égypte, notre adversaire.
À proximité, un duo atypique attirait notre attention : Eric et son fils François, originaires d’Ottignies, étaient vêtus de maillots « Moulfrites » et « Fritkot ». Cela faisait depuis 2014 qu’ils économisaient pour vivre ensemble une nouvelle Coupe du Monde. Ces premiers instants à Seattle symbolisent l’accomplissement d’un rêve pour Eric, qui confie : « Mon fils a 23 ans, ça fait depuis ses 8 ans qu’on planifie ce voyage. » François ajoute : « On est très impatients, ça fait longtemps qu’on attend ça. C’est un rêve qui se réalise. »
Un moment amusant se déroule lorsque deux autres fans des Diables, Dieter et son fils Tristan, se joignent à notre interview, parlant avec un fort accent américain. Dieter, originaire de Beveren, a vécu 15 ans à Seattle avant de déménager à Phoenix, en Arizona, il y a trois ans. Passionné par les Diables Rouges, il explique : « Vous allez voir, le Lumen Field, c’est le stade le plus bruyant des États-Unis. Vous n’êtes pas prêts. On est déjà venu voir plusieurs matchs de football américain et c’est vraiment incroyable. »
Non loin de là, au bord de la mer, nous rencontrons Christophe, un supporter tout droit venu du Canada pour encourager les Diables. Expatrié à Montréal, cet ancien Namurois a gardé intact son amour pour les Diables Rouges. Il se remémore : « J’ai assisté aux trois matchs de poule en 1998 quand j’habitais encore en Belgique. Je suis aussi allé à l’Euro 2016 puis aux matchs amicaux il y a quelques mois. Je n’allais pas rater cette Coupe du monde ici. Ma femme, qui est Canadienne, me rejoindra d’ailleurs pour le match à Vancouver. »
Il est clair que les supporters belges commencent à investir Seattle, bien que l’on peine à trouver un groupe uni. Cependant, nous avons appris que le club de supporters 1895 a loué un bar, nommé pour l’occasion « House of The Devils », à quelques pas du stade. Laurence, qui vit sa troisième Coupe du monde sur place, note : « Il n’y a pas trop de gens avec des maillots dans la rue ni beaucoup d’affiches. On ne ressent pas l’ambiance Coupe du monde car la ville est grande. Du coup, ça fait du bien de se rassembler ici. » Benoît, quant à lui, en est à son quatrième mondial et affirme : « C’est une grande ville. Qu’est-ce que ça représente 2000 Belges au milieu de millions d’habitants ? Heureusement qu’on peut tous se rassembler ici. »
C’est donc de la « House of the Devils » que la plupart des supporters belges partiront pour le stade. Une chose est certaine, l’excitation est à son comble avant l’entrée en lice des Diables Rouges.
