
Rentrée dans le supérieur : conserver le droit aux allocations pour un enfant majeur.
Valérie, résidente de la Région bruxelloise et mère de trois enfants, fait face à une situation inattendue alors que son aîné s’apprête à entrer à l’université. Elle s’attendait à ce que le droit aux allocations familiales soit automatiquement maintenu, mais en remplissant les documents d’inscription, elle découvre qu’il existe des démarches à accomplir pour conserver ce droit. « Cela m’a étonnée, et en en parlant autour de moi, je réalise que d’autres parents sont dans la même situation. La caisse d’allocations familiales ne m’a pas fourni d’informations proactivement », explique-t-elle.
À Bruxelles, dès le lendemain de ses 18 ans, un jeune doit prouver qu’il poursuit des études ou qu’il est en recherche d’emploi pour continuer à bénéficier des allocations. Cela nécessite de fournir une attestation d’inscription, attestant d’un minimum de 27 crédits dans l’enseignement supérieur ou de 17 heures dans l’enseignement secondaire. Des contrôles peuvent être effectués à partir de cet âge.
En Wallonie, bien que les règles soient similaires, elles sont légèrement plus flexibles. Les allocations restent « semi-conditionnelles » jusqu’à 21 ans, et les contrôles de scolarité ne commencent qu’à ce moment-là. Si les études se poursuivent dans un pays de l’Espace Économique Européen ou en Suisse, le droit aux allocations est automatique, à condition que la caisse d’allocations familiales ait été informée. Pour les études dans d’autres pays, une bourse d’études permet également de conserver ce droit, sinon une demande de dérogation auprès de l’AVIQ est nécessaire.
Les disparités entre les régions se poursuivent en ce qui concerne le travail étudiant. À Bruxelles, si un étudiant dépasse 240 heures de travail par trimestre, cela entraîne la suspension des allocations pour l’ensemble du trimestre. En revanche, en Wallonie, tant que l’étudiant est sous contrat d’occupation étudiant officiel, les heures ne sont pas comptabilisées, à condition de ne pas dépasser 650 heures par an. Cela permet aux étudiants wallons de concentrer leur travail sur un seul trimestre si cela leur convient.
Xavier Cimiotti, lors de permanences à Infor Jeunes Tournai, recommande de s’adresser à la caisse d’allocations familiales pour toute question. « En cas de montant indûment perçu, qui peut résulter d’une méconnaissance, il faudra rembourser, même si la personne est de bonne foi », souligne-t-il. Infor Jeunes reçoit de nombreuses demandes concernant les allocations, les bourses d’études et les aides disponibles, surtout en période d’augmentation des frais d’inscription. L’organisation aide les familles à remplir les formulaires nécessaires pour obtenir ces aides.
Une nouveauté introduite récemment est le « pot des 12 mois », qui permet aux jeunes ayant terminé ou arrêté leurs études de bénéficier des allocations familiales pendant une période maximale de 12 mois. Cette mesure, entrée en vigueur le 1er juillet dernier, est applicable uniquement en Région wallonne et peut être utilisée de manière échelonnée.
Pour plus d’informations, un reportage est disponible, abordant la question de la conservation du droit aux allocations pour les étudiants majeurs.
