Réformes de l’enseignement : jeunes manifestants, leurs revendications expliquées.
Louise, élève en 5e humanité, était cette semaine dans la rue pour manifester contre les réformes dans l’enseignement. Antoine, qui étudie dans l’enseignement néerlandophone, s’est présenté comme un « observateur » et a été présent vendredi dès la fin de ses cours jusqu’après 22h pour photographier et filmer.
Louise, élève en 5e humanité, était cette semaine dans la rue pour manifester contre les réformes dans l’enseignement. « J’ai voulu participer à ces manifestations parce que les réformes que le gouvernement a décidées m’affectent personnellement, affectent ma famille, ma petite sœur et mon grand frère qui est aux études supérieures », explique-t-elle. « Je pense que c’est important de se mobiliser parce que nous les jeunes, la force la plus importante que l’on ait – mis à part notre rage – c’est vraiment le nombre. C’est cela qui m’a incité à me mobiliser. »
À ses côtés, Antoine – nom d’emprunt – étudie dans l’enseignement néerlandophone et se définit comme un « observateur ». Il manifeste pour soutenir ses amis, mais aussi pour pouvoir témoigner en cas de violences. « J’ai beaucoup d’amis et de connaissances qui ont subi des choses pas chouettes », précise-t-il. « Moi j’ai une caméra, j’aime bien photographier, j’aime bien filmer. Du coup, j’étais présent vendredi dès la fin de mes cours jusqu’après 22h pour photographier et filmer tout ce qu’il se passait, en particulier les violences du côté policier. »
Pour certains jeunes comme Sacha, cette mobilisation face aux réformes est cruciale pour l’avenir. « Il en va de notre avenir, de mon avenir, de celui des profs, mais aussi de notre société parce qu’une éducation qui est mise en péril c’est toute une société qui est mise en péril. »
Pour tous les jeunes interrogés, les objectifs semblent clairs. « J’espère que le gouvernement va enfin prendre la décision d’écouter les jeunes, d’écouter les revendications, de sortir dans la rue, d’écouter leurs témoignages et d’arrêter de les mépriser, » déclare Louise. « Pour la suite, j’espère qu’on puisse se faire écouter et que la violence ne va pas continuer à escalader car si ça continue à escalader, on sait très bien comment cela va finir, » estime Sacha. « Je continuerai à me mobiliser, à faire des piquets de grève s’il le faut, jusqu’à ce que ces mesures soient annulées, » avertit un autre.
La mobilisation risque donc encore de se faire entendre dans les jours à venir.

