Belgique

“Qu’elle est belle ma prairie !” : un exemple de préservation de la biodiversité

En Wallonie, les prairies font partie intégrante du paysage. Claire, qui a repris une ferme à Havelange dans le Condroz namurois il y a quelques années, a choisi de s’inscrire dans un modèle d’agriculture durable. Parmi ses initiatives figure le développement d’une prairie qualifiée de “naturelle”. « C’est une prairie qu’on va exploiter de façon plus extensive pour favoriser la biodiversité. On ne peut généralement la faucher qu’à partir du 15 juin, afin de favoriser le développement de certaines espèces qui, autrement, n’auraient pu se développer, » précise-t-elle. « Ensuite, notre prairie est pâturée. Ce qui va permettre de la fertiliser avec les déjections des vaches. »

Dans ce modèle, le pré ne se limite plus à la simple production. L’agricultrice souligne l’importance de garantir des zones refuges pour la biodiversité. Cinq pour cent de ses parcelles sont consacrées à cet objectif.

Pour encourager ces pratiques, un concours existe depuis plus de dix ans. C’est la troisième année que ces terres sont classées comme prairie naturelle. « On voit déjà que la flore commence à changer et à se diversifier. » Sur la prairie naturelle de Claire, la gestion est plus extensive : moins d’interventions, mais un équilibre naturel accru. Ces raisons expliquent sa participation au concours « Qu’elle est belle ma prairie ! ». Cette démarche s’inscrit dans une vision plus large : mono traite, vaches nourrices, projet de plantation de haies… Tout est conçu à l’échelle de la ferme.

Retrouvez le reportage « Qu’elle est belle ma prairie ! » ci-dessus ou dans l’émission « Quel Temps pour la Planète » de ce mercredi 22 juillet 2026 sur RTBF Auvio.