
Pétrole : trois débouchés majeurs bloqués, les prix sous forte pression
Le détroit de Bab-el-Mandeb, passage stratégique entre la mer Rouge et l’océan Indien, est devenu un point de tension majeur pour le commerce mondial. Selon la source, les attaques des Houthis contre les navires marchands, combinées aux blocages d’Ormuz et de l’oléoduc saoudien Est-Ouest, ont réduit l’offre de pétrole disponible et fait grimper les coûts de transport.
Un passage maritime essentiel désormais évité
Bab-el-Mandeb ne mesure qu’une vingtaine de kilomètres de large, mais il concentre une part importante des échanges entre l’Europe et l’Asie. La source indique qu’en temps normal, près de 20 000 navires y transitent chaque année, soit presque 10 % du commerce mondial. Depuis le début de la guerre à Gaza en octobre 2023, les Houthis y attaquent régulièrement des navires marchands occidentaux à l’aide de drones et de missiles, ce qui pousse les grandes compagnies à contourner la zone par le cap de Bonne-Espérance.
Ce détour allonge les trajets de 10 à 15 jours et augmente les frais de fret d’environ 30 %, selon les chiffres cités. La conséquence est immédiate : le trafic dans le détroit aurait chuté de moitié.
L’Arabie saoudite privée de ses voies de sortie
La source présente l’Arabie saoudite comme le pays le plus exposé. Premier exportateur mondial de brut, le royaume dépendait déjà d’un autre itinéraire de secours pour contourner le détroit d’Ormuz, fermé selon l’article. Cet itinéraire repose sur l’oléoduc Est-Ouest, long de 1 200 kilomètres, qui relie les champs pétroliers de l’est du pays au port de Yanbu, sur la mer Rouge.
Avant les attaques récentes, entre 4 et 7 millions de barils par jour empruntaient cette route. Après une attaque de drones, cette solution serait elle aussi paralysée. Les autorités n’ont pas détaillé les dégâts, mais des experts cités estiment que les réparations pourraient prendre plusieurs semaines. La source ajoute que les stocks à Yanbu ne couvriraient que cinq à sept jours, ce qui limite fortement la marge de manœuvre de Riyad.
Une pression directe sur les marchés de l’énergie
La combinaison des trois blocages évoqués dans l’article retire du marché mondial un volume estimé entre 15 et 17 millions de barils par jour. La fermeture d’Ormuz représenterait à elle seule près de 10 millions de barils par jour, tandis que l’arrêt de Bab-el-Mandeb pour le pétrole saoudien en soustrairait 5 à 7 millions supplémentaires.
Les marchés ont réagi rapidement : le Brent, autour de 70 dollars avant le conflit, dépasserait désormais 107 dollars. La source rapporte que certains analystes voient dans ce niveau non pas un plafond, mais un point de départ, avec des projections allant jusqu’à 120, 130, voire 150 dollars le baril dans les deux mois. Les effets ne se limiteraient pas au pétrole : gaz, électricité et inflation seraient aussi touchés, y compris en Europe.
Ce qu’il faut retenir
- Bab-el-Mandeb est un passage clé du commerce mondial, et son trafic aurait chuté de moitié depuis les attaques des Houthis.
- L’Arabie saoudite voit ses deux principales voies d’exportation fragilisées, avec un oléoduc Est-Ouest touché et des stocks limités à Yanbu.
- La source estime à 15-17 millions de barils par jour le déficit potentiel, avec un Brent déjà au-dessus de 107 dollars.
Source : consulter l’article d’origine.
Cette synthèse a été produite automatiquement à partir de la source citée.
