
Manque d’eau : les loueurs de kayaks cherchent des alternatives
La saison kayak sur l’Ourthe est presque complètement à l’arrêt depuis le lundi 22 juin 2026, en raison d’un niveau d’eau insuffisant. Frank Descamps anticipe cet arrêt de la navigation pour préserver les bateaux et le confort des clients.
Sur l’Ourthe, la saison de kayak est déjà presque achevée. **Frank Descamps**, propriétaire d’une société de location de kayaks, a arrêté son activité depuis le lundi 22 juin 2026, en raison d’un niveau d’eau insuffisant. Pour ne pas rester inactif, il a choisi une alternative : le stand-up paddle, une activité qui requiert moins de profondeur. Néanmoins, la situation demeure préoccupante pour l’ensemble du secteur.
Des seuils légaux et une responsabilité environnementale
L’arrêt de la navigation est régulé par la loi. Les loueurs de kayaks sont contraints de respecter des seuils de débits établis. En deçà d’un certain niveau d’eau, la navigation doit s’interrompre. Frank Descamps anticipe même cet arrêt, avant d’y être légalement contraint. * »On arrête toujours un peu plus tôt parce que ça abîme les bateaux et parce que les clients sont moins contents quand ils n’avancent pas, surtout quand il fait chaud, »* souligne-t-il. Au-delà du confort des clients et de la préservation des équipements, la biodiversité est également concernée. Un niveau d’eau trop faible nuit aux poissons et à l’ensemble des organismes aquatiques.
Une concertation active entre professionnels et services de l’État
Face à ces contraintes récurrentes, le secteur ne se retrouve pas isolé. Une communication régulière a été mise en place entre les loueurs de kayaks, les services de l’État (notamment le Département de la Nature et des Forêts (DNF)) et des organismes comme Wallonie Aventure Nature Tourisme (WANT) ou la Fédération des loueurs de kayaks en Wallonie. L’objectif est de trouver collectivement des solutions pour gérer ces épisodes de basses eaux.
Cependant, certaines contraintes dépassent le cadre du tourisme fluvial. Sur certaines rivières, comme autour du barrage de Nisramont, la priorité est donnée à la captation d’eau potable. En période de sécheresse, le débit peut aussi être réduit au strict minimum nécessaire au maintien de la vie aquatique. * »L’accès à l’eau potable est bien entendu plus important que la location de kayaks, »* admet avec pragmatisme Frank Descamps.
**Retrouvez l’interview de** Frank Descamps, propriétaire d’une société de location de kayaks, **ci-dessus ou dans l’émission « Quel Temps pour la Planète » de ce mardi 30 juin 2026 sur RTBF Auvio.**
