
L’ONU choisit une cartographie mondiale reflétant une Afrique plus grande et des États-Unis réduits.
La récente adoption d’une résolution par l’Assemblée générale des Nations Unies marque une avancée significative dans la représentation géographique. Ce texte, soutenu par le Togo et l’Union africaine, avec le co-parrainage de la France, a reçu un large soutien, recueillant 164 voix favorables, tandis qu’un seul pays, les États-Unis, a voté contre, et six autres se sont abstenus.
L’objectif principal de cette résolution est d’inciter les États et les organisations internationales à privilégier des représentations cartographiques alternatives, telles que celles proposées par l’approche « Equal Earth ». Cette méthode se distingue par son abandon de la projection de Mercator, développée par le géographe Gerardus Mercator au XVIe siècle. Cette projection, conçue à l’origine pour faciliter la navigation maritime, a pour effet d’exagérer la taille des terres situées aux latitudes élevées, ce qui peut fausser notre perception des proportions géographiques.
Robert Dussey, le ministre des Affaires étrangères du Togo, a souligné l’impact des cartes sur notre vision du monde lors de son discours à l’ONU. Il a affirmé que ces représentations « façonnent notre compréhension du monde », influençant l’éducation et les perceptions collectives. Selon lui, les cartes ne sont jamais neutres et peuvent transmettre des images déformées de notre planète, risquant ainsi de perpétuer des idées erronées à travers les générations.
