Belgique

L’impact de la chaleur sur le corps : quelles conséquences ?

Avec les vagues de chaleur qui s’installent, l’impact physiologique est d’abord à noter : la transpiration augmente, la fatigue se fait sentir et il devient plus difficile de se mouvoir ou de pratiquer des activités. Cependant, cet effet ne se limite pas au corps, il touche également notre cerveau. Contrairement à la peau, celui-ci ne peut pas transpirer pour se rafraîchir. Pour maintenir une température de 36,5 à 37 degrés, il réduit donc son activité. En conséquence, nos fonctions cognitives sont altérées. La mémoire à court terme est la première affectée, suivie d’une diminution de notre capacité à réaliser des actions complexes, comme effectuer des calculs.

De plus, un troisième impact se manifeste : notre compétence sociale se dégrade, car interagir demande beaucoup d’énergie. Ainsi, l’envie de se retrouver en société, de passer du temps ou de travailler avec autrui diminue.

Une autre question se pose face à cette chaleur : sommes-nous tous égaux face à elle ? La réponse est non. Les compétences et réactions varient d’une personne à l’autre. Une partie de ces différences est innée, tandis que l’autre résulte de notre comportement. Par exemple, la façon dont nous nous hydratons est cruciale. Souvent, nous ne buvons pas assez ou pas de manière adéquate. Il ne faut pas se limiter à 1,5 litre ou 2 litres par jour. Lorsqu’il fait très chaud, il est nécessaire de boire davantage, jusqu’à 3 litres ou plus. Il est également important de choisir une eau riche en sels minéraux, sinon l’assimilation peut être compromise, ce qui pourrait nuire à nos reins.

Enfin, qui sont les personnes les plus à risque ? On évoque souvent les personnes âgées et les enfants, ce qui est vrai. Toutefois, une autre catégorie de la population mérite une attention particulière : les jeunes adultes de 18 à 35 ans. Pourquoi ? Parce qu’ils se sentent parfois invincibles. Ils ne prennent pas toujours conscience du danger et continuent, par exemple, à pratiquer des activités sportives comme d’habitude. En conséquence, ils deviennent également un groupe à risque.