
Les profs manifesteront jeudi à Liège contre les économies en Fédération Wallonie-Bruxelles.
Les syndicats de l’éducation tirent la sonnette d’alarme face à la dégradation des conditions d’enseignement en Belgique. Selon eux, les mesures récentes ont des répercussions directes sur la qualité de l’éducation, augmentant la charge de travail des enseignants tout en réduisant les ressources disponibles pour les écoles.
La dernière enquête PISA, qui évalue les performances des élèves de 15 ans dans plus de 90 pays, révèle une baisse inquiétante des résultats des élèves belges. Luc Toussaint, président de la CGSP Enseignement, établit un lien clair entre cette chute et les coupes budgétaires. Il déclare : « Il y a une véritable dégradation des conditions du métier. On demande de faire toujours plus de suivi individuel et on donne des solutions qui sont des augmentations des charges des enseignants, sans donner les moyens. C’est donc un contexte général qui fait que l’on dégrade le métier et, quelque part, l’ensemble du système en pâtit. » Cette situation, selon lui, se traduit par une diminution des performances aux tests.
Les syndicats demandent également un retour à un dialogue constructif avec la ministre de l’Éducation, Valérie Glatigny. Roland Lahaye, représentant de la CSC enseignement, souligne que malgré les annonces de la ministre, aucune avancée n’a été constatée durant l’été. Il affirme : « Nous sommes face à un électrocardiogramme totalement plat. Aujourd’hui, la ministre campe sur ses positions. Elle ne veut absolument pas faire marche arrière, alors que nous lui demandons de revenir sur certaines décisions. Aujourd’hui, la ministre doit, selon nous, revenir à la raison. C’est à ce prix que nous pourrons rétablir un véritable dialogue et, surtout une véritable concertation, comme nous avions l’habitude de la connaître en Fédération Wallonie-Bruxelles avec l’ensemble des acteurs. C’était d’ailleurs quelque chose d’envié par d’autres secteurs. »
Lors de sa dernière rencontre avec les syndicats, Valérie Glatigny a précisé que la situation budgétaire ne s’était pas améliorée, mais a également assuré qu’aucune nouvelle mesure d’économie ne serait envisagée dans le secteur éducatif jusqu’à la fin de la législature.
