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Trump promet un « dividende » de 5.000 dollars par citoyen si le GOP contrôle le Congrès.

« Imaginez que je sois sur le bulletin de vote », a déclaré Donald Trump lors d’un discours prononcé mercredi, incitant ses partisans à le considérer comme le candidat lors des prochaines élections législatives de mi-mandat aux États-Unis. À moins de deux mois du scrutin prévu le 3 novembre, les perspectives s’annoncent difficiles pour le Parti républicain, qui doit faire face à un mécontentement croissant des électeurs face à la hausse du coût de la vie.

Pour redresser la situation, Trump a promis des mesures financières en cas de victoire. « Voici ma promesse : si les républicains remportent à la fois la Chambre des représentants et le Sénat, grâce à nos succès économiques, […] j’émettrai un dividende de 5.000 dollars pour chaque citoyen adulte des États-Unis », a-t-il affirmé, sans toutefois préciser comment une telle promesse, qui pourrait s’avérer très onéreuse, serait financée.

Le milliardaire de 80 ans a également profité de l’occasion pour faire l’éloge de ses baisses d’impôts, défendre sa politique anti-immigration, et évoquer la menace d’une victoire « communiste » si les démocrates l’emportaient. Il a également soutenu le conflit avec l’Iran, qui suscite une forte opposition.

Pour la première fois, les républicains ont organisé une convention avant les élections de mi-mandat, un événement habituellement réservé aux années d’élection présidentielle. Cette convention, qui se déroule à Dallas au Texas, se conclura jeudi soir.

Les démocrates pourraient bien s’emparer de la majorité à la Chambre des représentants, qui sera entièrement renouvelée, et pourraient également obtenir une majorité au Sénat, même de justesse. Une telle évolution limiterait considérablement les capacités d’action de Donald Trump durant les deux dernières années de son mandat. Pourtant, ses partisans restent optimistes et espèrent qu’une mobilisation autour de son nom suffira, malgré une popularité en berne, avec des sondages indiquant un soutien inférieur à 35 %.

Tout au long de la journée, la rhétorique de Trump a consisté à dépeindre les démocrates comme des « extrémistes », en particulier à la lumière des récents succès de l’aile gauche de leur parti. Cette thématique a été reprise par un invité surprise, le sénateur démocrate de Pennsylvanie John Fetterman, qui, en désaccord avec son propre parti, a également mis en garde contre une menace « socialiste » dans une brève intervention vidéo.