Belgique

Les pics d’ozone ne doivent pas perturber notre respiration.

La qualité de l’air est actuellement mauvaise avec un pic d’ozone enregistré dans les trois régions du pays. Le seuil d’information pour l’ozone est fixé à 180 µg/m³ et le seuil d’alerte à 240 µg/m³.


« Quand il n’y a pas de vents, c’est très lourd. J’ai des problèmes pulmonaires et donc j’ai beaucoup de mal à respirer. Je dois prendre des puffs. » Marianne n’est pas la seule à rencontrer ces difficultés. La qualité de l’air est actuellement mauvaise : un pic d’ozone est enregistré dans les trois régions du pays.

« En cette période de l’année, le polluant principal, c’est l’ozone, » affirme Philippe Maetz, collaborateur scientifique de la Cellule interrégionale de l’environnement (Céline). « Lorsqu’il fait très très chaud et ensoleillé comme ces derniers jours, on a une augmentation importante des concentrations d’ozone. On dépasse les seuils européens d’information ou d’alerte. » Le seuil d’information est fixé à 180 µg/m³ et le seuil d’alerte à 240 µg/m³.

L’ozone est utile en haute altitude, car il nous protège des rayons du soleil : c’est la fameuse couche d’ozone. Mais au niveau du sol, il est nocif pour nos poumons, explique le Professeur Antoine Froidure, pneumologue aux Cliniques universitaires St-Luc : « C’est un gaz oxydant assez puissant qui est un irritant pour les voies respiratoires. Cela peut entraîner, en particulier chez les personnes à risque, des symptômes de type essoufflement, toux, irritation de la gorge, parfois aussi irritation des yeux. »

Les malades souffrant de maladies respiratoires chroniques, comme l’asthme ou la bronchite chronique, risquent donc des crises ou une aggravation de leurs symptômes lors des pics d’ozone. « Les bons réflexes, » conseille le Professeur Froidure, « c’est de bien ventiler les habitations le matin, d’éviter si possible les activités physiques intenses lors des pics, donc l’après-midi entre 13 heures et 19 heures. Pour les personnes qui ont des maladies chroniques, mieux vaut bien adhérer au traitement prescrit et, le cas échéant, utiliser son traitement de secours. »

La bonne nouvelle, c’est que ce pic d’ozone devrait disparaître ce dimanche, en même temps que la vague de chaleur.