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Les États-Unis et l’Iran concluent un accord de principe, approbation de Trump nécessaire.

L’annonce a été faite alors que l’Iran et les États-Unis avaient échangé des frappes dans la nuit, les affrontements les plus graves depuis l’entrée en vigueur de la trêve le 8 avril. Au Liban, au moins 14 personnes sont mortes dans des frappes israéliennes dans le sud du pays, où Israël a étendu sa « zone de combat » contre le Hezbollah pro-iranien.


L’annonce a été faite alors que l’Iran et les États-Unis avaient échangé des frappes durant la nuit, marquant les affrontements les plus graves depuis l’entrée en vigueur de la trêve le 8 avril.

Bien que les négociations semblaient compromises, des sources à Washington ont indiqué qu’un cadre d’accord était en cours d’élaboration, prévoyant une extension de 60 jours du cessez-le-feu, nécessitant encore l’approbation du président américain.

Cette information a été révélée en premier par le site américain Axios, qui précise que cet accord ne règle pas la question du programme nucléaire iranien – qui sera discutée ultérieurement – mais inclut un engagement de l’Iran à ne pas chercher à développer une arme atomique.

### Accès « illimité »

Les marchés ont réagi avec prudence : les Bourses européennes ont réduit leurs pertes, tandis que les prix du pétrole ont légèrement fluctué, tempérant leur hausse initiale.

L’Iran n’a pas encore confirmé cette annonce, mais des médias iraniens ont rapporté que le dossier nucléaire serait négocié pendant une période de 60 jours suivant la signature de l’accord.

Concernant le détroit d’Ormuz, le protocole prévoit un accès « illimité », selon Axios, citant deux responsables américains. En contrepartie, le blocus américain des ports iraniens serait levé et Téhéran pourrait vendre du pétrole grâce à une suspension des sanctions américaines.

Le ministre américain des Finances, Scott Bessent, a déclaré qu’il ne tolérerait « aucune tentative d’instaurer un système de péage », menaçant de sanctions Oman, un allié des États-Unis, en cas de coopération avec Téhéran pour le contrôle du détroit.

Récemment, l’Iran a créé un organisme pour collecter des droits de passage.

D’autres difficultés persistent entre les deux camps. En plus de la cessation des combats sur tous les fronts, Téhéran cherche à obtenir le déblocage de 24 milliards de dollars d’avoirs gelés à l’étranger.

C’est l’un des principaux points de discorde, avec le volet nucléaire. Les États-Unis demandent la destruction du stock iranien d’uranium hautement enrichi, dont le sort reste incertain.

### Au jour le jour

Jeudi matin, les deux camps s’étaient accusés mutuellement de violer le cessez-le-feu.

Dans la nuit de mercredi à jeudi, les États-Unis ont abattu quatre drones d’attaque iraniens considérés comme une « menace autour du détroit d’Ormuz » et ont frappé un site à Bandar Abbas « qui menaçait de lancer un cinquième drone », selon un responsable américain.

En représailles, les Gardiens de la Révolution, l’armée ideologique de la République islamique, ont déclaré avoir ciblé une base américaine, sans préciser laquelle. Le Koweït et l’armée américaine ont signalé des frappes attribuées à l’Iran sur le territoire de cette monarchie du Golfe.

L’Iran a rejeté la responsabilité sur Washington, dénonçant des « violations continues du cessez-le-feu » suite aux frappes récentes menées par les États-Unis dans le sud du pays.

Sur un autre front du conflit, au Liban, malgré un cessez-le-feu théorique, Israël a élargi sa « zone de combat » et poursuivi ses frappes meurtrières, alors même que la cessation des hostilités contre le Hezbollah pro-iranien est une condition posée par Téhéran pour parvenir à un accord.

Au Liban, au moins 14 personnes ont été tuées lors des frappes israéliennes dans le sud du pays, où Israël a étendu sa « zone de combat » contre le Hezbollah pro-iranien.

La Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) a déploré une « escalade » récente, signalant le tir de plus de 600 projectiles rien que pour mercredi, le « niveau le plus élevé depuis le 17 avril », date à laquelle un cessez-le-feu aurait dû entrer en vigueur.

La guerre au Moyen-Orient, déclenchée le 28 février par une offensive israélo-américaine, a causé des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban. Elle perturbe également l’économie mondiale en faisant monter les prix du pétrole, la République islamique verrouillant le détroit d’Ormuz, d’une importance stratégique pour le commerce mondial d’hydrocarbures.