Belgique

Les 14 inculpés de l’affaire Semlex devant le tribunal correctionnel

Le parquet fédéral a annoncé que « tous les suspects ont été renvoyés devant le tribunal correctionnel ». Cette décision fait suite à une enquête de longue haleine concernant l’entreprise Semlex, qui a été impliquée dans la production de passeports biométriques pour la République Démocratique du Congo (RDC) de 2015 à 2025.

Les parties civiles, qui incluent des organisations telles que la Fédération internationale pour les droits humains et Transparency International Belgique, ont exprimé leur satisfaction face à cette avancée. Elles espèrent que le procès permettra de faire la lumière sur les allégations de corruption, de blanchiment d’argent et de fraude fiscale qui pèsent sur les inculpés. En effet, il est reproché aux suspects d’avoir orchestré un système où, pour chaque passeport vendu à 185 dollars, 60 dollars auraient été détournés vers LRPS Ltd, une société basée à Dubaï, liée à une proche de l’ancien président congolais Joseph Kabila. Ce mécanisme aurait engendré des malversations s’élevant à près de 60 millions de dollars.

L’enquête belge a été ouverte en 2017, suivie d’une perquisition dans les bureaux de Semlex en janvier 2018. En mai 2020, 51 citoyens congolais se sont constitués parties civiles dans cette affaire, soulignant l’importance de la transparence et de la justice dans ce dossier complexe.

Les organisations impliquées dans cette affaire se réjouissent de voir Semlex, qui est la première entreprise belge à faire face à des accusations de corruption internationale devant un tribunal correctionnel belge, enfin traduite en justice après près de neuf ans d’enquête. Elles espèrent que ce procès permettra d’établir clairement les responsabilités et de déterminer la destination des fonds versés par les citoyens congolais.