
Le roi Philippe appelle à des efforts budgétaires humains
Le Roi a décidé de passer en revue les dossiers politiques qui fâchent, indiquant que « pour affronter les crises, il faut ‘faire face ensemble’, ‘faire société' ». Il a souligné que « les bouleversements que nous connaissons – climatiques, géopolitiques, technologiques et sociétaux – présentent une menace continue pour notre cohésion ».
Le Roi a choisi cette année d’aborder les sujets politiques sensibles, ainsi que les tensions présentes dans notre société, tant en Belgique qu’à l’échelle mondiale. Il insiste dans son discours sur l’importance de « faire face ensemble » et de « faire société » pour surmonter les crises.
Il évoque immédiatement la vague de chaleur dévastatrice, rappelant que « nous avons tous souffert, mais ce sont les plus vulnérables qui paient le prix fort », et souligne que « le personnel médical et les services d’urgence ont été mis à rude épreuve ».
Il insiste sur notre unité face aux défis suivants : « les bouleversements que nous connaissons – climatiques, géopolitiques, technologiques et sociétaux – présentent une menace continue pour notre cohésion. C’est justement en y faisant face ensemble que nous pourrons sortir renforcés de ces crises ».
Le Roi aborde la question des finances publiques sans esquiver les tensions sociales. Il fait ressortir l’importance de l’effort budgétaire nécessaire et des investissements dans la défense. Pour le rassurer, il affirme avoir « la conviction que nos gouvernements sauront surmonter ces obstacles, dans la concertation et dans un esprit d’équité ». Il évoque également la nécessité d’une coopération entre le nord et le sud du pays pour favoriser l’emploi, soulignant qu’une « coopération renforcée entre les organismes publics de l’emploi » et « une plus grande mobilité des travailleurs entre les régions peuvent contribuer à créer davantage d’emplois ».
La crise de l’enseignement est également mentionnée, qualifiée de « communauté scolaire soumise à une pression énorme ». Il exprime l’espoir que les acteurs concernés puissent retrouver « sérénité et respect mutuel ».
Le roi Philippe souligne que « la solidité d’une société se mesure aussi à la manière dont elle prend soin de ses membres les plus vulnérables ». À ce stade de son discours, il aborde les troubles cognitifs, rappelant que la démence est au cœur d’une exposition actuelle au Palais royal. Il « salue avec admiration tous ceux qui prennent en charge ces patients et leur procurent un environnement, dans le respect de leur dignité ». Il suggère que « ne devrions-nous pas prendre exemple sur eux et mettre plus d’humanité et de tendresse dans notre société ? ».
En ce qui concerne les défis mondiaux, le roi Philippe pointe du doigt « les guerres insensées et cruelles » menées « sous des prétextes fallacieux », tout en dénonçant « les nombreux États et groupes armés qui s’affranchissent des règles de droit international ». Il avertit que « ces crises ne peuvent nous faire oublier les grands défis planétaires : la pauvreté, les dérèglements climatiques, l’effondrement de la biodiversité et l’épuisement des ressources naturelles ». Il plaide une fois de plus pour des actions concertées et le respect des règles communes, affirmant : « Je ne vois pas d’autre voie pour faire face aux dangers qui nous menacent ».
En conclusion, le Roi rappelle l’importance de la solidarité et de l’union, principes essentiels pour surmonter les problèmes : « nous ne pourrons surmonter (tous ces problèmes) qu’ensemble, en nous appuyant sur ce qui nous unit, plutôt que sur ce qui nous divise. En cultivant la cohésion et la faculté de ‘faire société' ».
