
Royaume-Uni : Andy Burnham est désormais Premier ministre
Andy Burnham a été officiellement nommé ce lundi Premier ministre du Royaume-Uni comme son successeur. A 56 ans, celui qui était maire du Grand Manchester jusqu’au mois dernier, est devenu vendredi chef du Labour après avoir engrangé le soutien d’environ 95 % des députés travaillistes.
Au revoir, Keir Starmer. Andy Burnham a été officiellement nommé Premier ministre du Royaume-Uni ce lundi, prenant la relève de Starmer. À 56 ans, Burnham, ancien maire du Grand Manchester jusqu’au mois dernier, a été désigné chef du Labour vendredi, après avoir obtenu environ 95 % des voix des députés travaillistes. Il devient ainsi le sixième Premier ministre à entrer à Downing Street en dix ans.
Le roi Charles III l’a chargé de former un nouveau gouvernement lors d’un entretien au palais de Buckingham à la mi-journée, avant qu’il ne se rende à Downing Street pour prononcer son premier discours en tant que Premier ministre. Burnham compte présenter « ses priorités » afin de « rétablir la confiance dans le gouvernement » et de « donner de l’oxygène » aux Britanniques face à la crise du coût de la vie, d’après son équipe. L’annonce du nouveau gouvernement est prévue dans l’après-midi.
Andy Burnham fait face à plusieurs défis qui ont contribué à la chute de ses prédécesseurs, notamment une croissance économique stagnante et une crise du coût de la vie persistante. Sa marge de manœuvre est limitée par une dette publique très élevée.
Les travaillistes espèrent également que Burnham, surnommé « le roi du Nord », sera capable de freiner la montée du parti anti-immigration Reform UK de Nigel Farage, qui devance les sondages pour les législatives de 2029. Dans une interview au Times lundi, Andy Burnham, reconnu pour son style de communication détendu et considéré comme légèrement plus à gauche que Keir Starmer, a promis de gouverner « différemment ». « Il faut montrer aux gens où nous allons, puis les étapes pour y parvenir », a-t-il déclaré.
Il a exprimé son souhait de décentraliser le pouvoir et de créer un « N°10 du Nord » – une référence à 10, Downing Street – à Manchester. Selon des médias britanniques, Burnham pourrait également envisager le développement de champs pétroliers et gaziers en mer du Nord. Cette possibilité, non confirmée, a déjà été saluée par le président américain Donald Trump sur son réseau Truth Social, qui a plusieurs fois appelé à l’exploitation des ressources en mer du Nord. Le baiser de la mort ?
