« Le biopic ‘Michael’ connaît un succès inattendu malgré la critique »
« Michael » est le meilleur démarrage jamais enregistré en Belgique pour un biopic musical, dépassant « Bohemian Rhapsody », qui avait réalisé un premier week-end à 51 millions de dollars en 2018. À ce stade, les recettes mondiales de « Michael » s’élèvent à 217 millions de dollars.
Hier après-midi, après les résultats du week-end, le bureau belge de Sony a publié un communiqué triomphant : c’est **le meilleur démarrage jamais enregistré en Belgique pour un biopic musical**, dépassant largement l’autre production à succès de Graham King, « Bohemian Rhapsody », le biopic sur Freddie Mercury, sorti en 2018. « Michael » réalise le 2e meilleur week-end d’ouverture de 2026, juste derrière « Super Mario Galaxy », le 2e film d’animation adapté du jeu vidéo du même nom.
Aux Etats-Unis et au Canada, le film sorti vendredi dernier a généré des recettes de 97 millions de dollars. Les estimations les plus optimistes s’élevaient à 70 millions, en tenant compte que « Bohemian Rhapsody » avait réalisé un premier week-end à 51 millions de dollars il y a huit ans, avant la crise du Covid. À ce stade, **les recettes mondiales de « Michael » s’élèvent à 217 millions**. C’est un véritable carton.
Une revue de presse complète serait un peu fastidieuse ! Cependant, les termes qui reviennent le plus souvent sont « hagiographie », « biopic lisse », « produit marketing »… Qu’est-ce que reprochent les critiques, des deux côtés de l’Atlantique, à ce film d’Antoine Fuqua ? **D’avoir totalement occulté les zones d’ombre de la vie de Michael Jackson**, en se concentrant sur un seul aspect : comment le jeune Michael, élevé à coups de ceinture par son père Joseph Jackson, parvient à sortir de son emprise, à quitter le groupe des « Jackson 5 » dont il était la vedette pour devenir le Roi de la Pop en solo.
La presse a noté **toutes les omissions du film**, notamment le rôle minimisé du producteur Quincy Jones et l’absence totale de Janet Jackson. De plus, le film s’arrête à la sortie de l’album « Bad » en 1988, avant les déboires de Michael Jackson liés à des accusations de pédophilie et à une série de chirurgies esthétiques de plus en plus problématiques.
En résumé : la presse souhaitait un film qui raconte la vérité. Elle a oublié que **le grand public a horreur de la vérité au cinéma, préférant les contes de fées**. « Michael » n’est pas un biopic, mais un conte de fées, parfaitement aligné avec notre époque marquée par les fake news et l’IA. Ainsi, le public, en quête de rêve en cette période anxiogène, fait un triomphe au film.
C’est une bonne question qui permet de répondre à mes nombreux détracteurs me reprochant de dire que le film est incomplet. La réponse est claire : **actuellement, cette suite n’existe pas**, elle n’a pas été tournée – contrairement à « Wicked », où les deux films ont été réalisés en simultané.
De plus, sachant que le réalisateur Antoine Fuqua a coupé des scènes où il évoquait la première affaire de pédophilie, celle de Chandler en 1993, il est difficile d’imaginer comment un « Michael 2 » aborderait tous les problèmes de la star, tels que sa dépendance aux médicaments ou ses derniers albums, qui sont nettement moins mythiques… Il n’est pas certain que cela fasse autant rêver les fans. Cependant, vu les chiffres du box-office de ce « Michael 1 », tout semble désormais possible… Hélas.

