
L’armée américaine annonce avoir « détruit » trois pétroliers iraniens.
L’escalade des tensions entre les États-Unis et l’Iran a franchi un nouveau cap avec les frappes militaires américaines sur trois pétroliers iraniens. Selon le Commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom), ces opérations ont été menées en réponse à des attaques iraniennes sur des navires de la marine américaine dans les eaux régionales. Dans un communiqué diffusé sur le réseau social X, Centcom a affirmé avoir « neutralisé de manière permanente » deux des pétroliers et « complètement détruit » un troisième.
Les frappes ont ciblé des navires situés à des points stratégiques : l’un au large de l’île de Kharg, qui abrite le principal terminal pétrolier iranien, un autre près du détroit d’Ormuz, à proximité de Jask, et le dernier dans le Golfe d’Oman. Ces actions militaires américaines interviennent après que des navires de guerre, dont un porte-avions et un destroyer, ont « échappé à de multiples attaques iraniennes non provoquées », sans que « aucun militaire américain n’ait été blessé ».
Cette montée des hostilités a été précédée par des rapports de médias iraniens faisant état de « plusieurs explosions » entendues près de l’île de Kharg, signalant une reprise des affrontements. Après un mois de calme relatif, les tensions ont de nouveau éclaté dimanche, lorsque l’armée américaine a décidé d’agir pour empêcher le lancement de roquettes chargées de mines marines dans le détroit d’Ormuz, une voie maritime cruciale.
En réponse, Téhéran a intensifié ses actions en visant des pays voisins du Golfe, une stratégie qu’il a adoptée depuis le début du conflit, qui a été déclenché par une offensive américano-israélienne fin février. Alors que l’Iran continue de contrôler le détroit d’Ormuz, les États-Unis maintiennent leur blocus sur les ports iraniens, exacerbant ainsi les tensions dans la région.
