Belgique

Inondations au Népal et au Tibet : 165 morts, 1.500 disparus, dont trois Belges

Le Népal, un haut lieu de l’alpinisme et des randonnées, fait face à une situation tragique suite à des inondations dévastatrices. Les autorités népalaises ont annoncé ce jeudi que 823 personnes étaient portées disparues après ces crues, selon les données de l’agence de gestion des situations d’urgence. Parmi ces disparus, on compte 579 touristes, dont 393 sont de nationalité étrangère.

Du côté chinois, les autorités ont également signalé 558 personnes disparues, incluant 260 étrangers. La situation est d’autant plus préoccupante pour la Belgique, où le ministre des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a déclaré mercredi qu’il n’avait pas de nouvelles concernant trois Belges dans les zones touchées. Environ 70 citoyens belges sont enregistrés au Népal via le portail Travellers Online, et parmi eux, au moins 15 se trouvaient dans les régions affectées par les intempéries, dont trois restent injoignables. Un porte-parole a précisé : « Nous prenons les mesures nécessaires et nous sommes en liaison avec leurs proches. »

Les premiers bilans concernant les ressortissants étrangers disparus font état de 142 Indiens, 90 Italiens, 53 Ukrainiens, 34 Australiens, 17 Malais, 12 Britanniques, 10 Canadiens, cinq Japonais, quatre Sud-Africains, deux Portugais et un Néerlandais.

Le ministère des Affaires étrangères italien a confirmé la présence de 90 citoyens italiens au Népal, dont deux touristes et leur guide sont actuellement bloqués à cause d’un glissement de terrain, en attente de secours. Par ailleurs, le ministère français a recensé 80 Français au Népal, tout en notant que d’autres touristes pourraient également se trouver dans les zones sinistrées, sans que leur sort soit pour l’instant connu.

Les experts attribuent ces inondations à un effondrement glaciaire, suivi d’un événement sismique, qui a frappé la région frontalière entre le Népal et le Tibet, en Chine. La topographie complexe de l’Himalaya a exacerbé les risques liés à ces événements. De plus, les spécialistes avertissent que le changement climatique pourrait intensifier la fréquence et la gravité de tels désastres à l’avenir.