Belgique

Indexation plafonnée en septembre : les enseignants surpris par une baisse de leur barème brut

Des enseignants de la Fédération Wallonie-Bruxelles ont découvert sur leur fiche de paie de septembre une baisse de leur barème brut, alors que leur salaire net ne devait pas diminuer. L’affaire a suscité des réactions immédiates, mais l’explication fournie ensuite par le cabinet de la ministre de l’Enseignement indique qu’il s’agit d’un ajustement technique lié à l’indexation plafonnée, et non d’une réduction réelle du traitement.

Pourquoi la baisse apparente a surpris

Selon les témoignages relayés, plusieurs enseignants ont constaté que leur barème annuel brut affiché en septembre était inférieur à celui d’août. L’un d’eux cite un passage de 27.285,62 euros bruts à 27.185,38 euros bruts, soit environ 100 euros de moins sur le papier. Cette différence a alimenté des inquiétudes sur la légalité de la mesure, mais aussi sur ses effets futurs sur la pension et l’impôt.

Les réactions ont été rapides. La députée Ecolo Bénédicte Linard a annoncé vouloir interroger la ministre, tandis que la CGSP Enseignement liégeoise a dénoncé un procédé qu’elle juge illégal, en attendant l’avis de ses juristes. Le collectif Mars Attacks a, de son côté, appelé à un arrêt de travail le lundi 28 septembre.

Le mécanisme de calcul expliqué par les chiffres

La source détaille le calcul utilisé pour ce cas précis. Le salaire brut résulte de la multiplication entre un barème annuel et un index. Pour août, l’enseignant cité avait un barème de 27.285,62 euros et un index de 2,1647, ce qui donne 59.065,18 euros bruts par an, soit 4.922,10 euros par mois.

Avec une indexation automatique classique de 2 %, l’index serait passé à 2,2080 et le salaire mensuel aurait atteint 5.020,55 euros. Mais la mesure évoquée dans l’article prévoit un plafonnement de l’indexation à 80 euros bruts pour les salaires dépassant 4.000 euros bruts. Pour obtenir ce résultat, l’administration a donc abaissé le barème de base à 27.185,38 euros, ce qui conduit à 5.002,10 euros bruts mensuels. Le salaire augmente bien, mais de 80 euros au lieu d’environ 98.

La position du cabinet et les incertitudes

Le cabinet de Valérie Glatigny affirme que l’adaptation a été décidée par le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles le 17 juillet et transmise aux organisations syndicales le 20 août. Il précise que la méthode est présentée comme identique à celle appliquée dans l’enseignement flamand et germanophone, ainsi que dans la fonction publique fédérale et celle de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Le cabinet soutient aussi que les barèmes des enseignants ne sont pas modifiés au fond, mais qu’un barème fictif a été introduit pour intégrer la non-indexation partielle. Selon cette explication, il n’y aurait pas d’impact sur l’ancienneté ni sur la pension. En revanche, la source souligne un point non vérifié: elle n’a pas pu confirmer si une décision formelle du gouvernement est nécessaire pour modifier les barèmes annuels dans la fonction publique ou dans l’enseignement.

Ce qu’il faut retenir

  • Des enseignants ont cru voir leur barème brut baisser en septembre, ce qui a provoqué des réactions syndicales et politiques.
  • Le cabinet de la ministre explique qu’il s’agit d’un ajustement lié à l’indexation plafonnée, avec un barème fictif pour limiter la hausse à 80 euros bruts.
  • La source indique que les calculs présentés sont cohérents, mais elle ne peut pas vérifier si une décision formelle du gouvernement était juridiquement nécessaire.

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Cette synthèse a été produite automatiquement à partir de la source citée.