
Incendies hors-norme : pourquoi le ciel devient-il orange ?
Ce sont souvent les premières images qui frappent : un soleil rouge, des façades baignées d’une lumière orangée et, en pleine journée, une atmosphère presque irréelle. Pourtant, ce phénomène n’a rien de mystérieux.
La lumière du soleil contient toutes les couleurs du spectre visible. Dans une atmosphère normale, les courtes longueurs d’onde, notamment le bleu, sont davantage diffusées dans toutes les directions. C’est en grande partie pour cette raison que notre ciel apparaît bleu.
Lors d’un incendie, des milliards de minuscules particules de suie et d’aérosols se retrouvent en suspension dans l’air. Cette fumée modifie le trajet de la lumière, dispersant et absorbant davantage certaines couleurs, tandis que les longueurs d’onde rouges et orangées traversent plus facilement cette couche.
En conséquence, le bleu s’efface et le paysage prend cette teinte spectaculaire, parfois qualifiée d’ »apocalyptique ».
Le phénomène est encore plus marqué au lever ou au coucher du soleil. À ces moments, la lumière traverse une épaisseur beaucoup plus importante d’atmosphère, et donc davantage de fumée, avant d’atteindre nos yeux.
Cependant, la couleur du ciel ne permet pas de mesurer directement la proximité ou l’intensité d’un feu. Les fumées peuvent être transportées par les vents sur plusieurs centaines, voire milliers de kilomètres.
Ainsi, un ciel orange est moins la couleur des flammes que celle de la lumière… filtrée par la fumée.
