Belgique

Incendies en France : Clémentine, touriste belge, décrit une situation apocalyptique.

Depuis plusieurs jours, l’Europe est touchée par de nombreux incendies, notamment en Gironde. Clémentine, une touriste belge, se trouvait dans la région avant de réussir à rentrer en Belgique. Elle raconte : « L’incendie a commencé le jeudi après-midi vers 15-16h. À ce moment-là, nous, on était en fait sur le lac, on a vu l’incendie se déclarer. Au début c’était un simple petit nuage de fumée et on s’est dit que les pompiers allaient facilement le maîtriser. »

Cependant, en quelques heures, le feu a pris une ampleur considérable. « On était relativement en sécurité puisqu’on était vraiment à l’opposé du lac. On n’était pas stressés. Mais le soir, on a vu le ciel qui devenait vraiment apocalyptique. C’était vraiment effrayant. Il y avait des odeurs de fumée et de brûlé un peu partout. »

Rapidement, Clémentine s’est rendue à Biscarrosse plage, où l’odeur de fumée avait disparu. « C’était un air qui était beaucoup plus pur, il n’y avait aucun risque là-bas. C’est d’ailleurs à cet endroit-là que la majorité des villages se sont fait évacuer. Nous, après, on est rentrés à notre camping. Mais on a commencé à voir vraiment les flammes. Comme il faisait noir, on a vu les flammes orange sur la rive d’en face. C’était vraiment impressionnant et très inquiétant parce qu’on n’avait jamais expérimenté quelque chose comme ça. On voyait vraiment les flammes orange qui étaient en train de dévaster toute la côte. »

Clémentine a alors pris la décision de faire ses valises « parce que si on ne se faisait pas évacuer maintenant, on se serait fait évacuer à un autre moment. Et le lendemain matin, on a appris que le village juste à côté de nous avait été évacué à cause des fumées. Du coup, on a commencé à être de plus en plus inquiets. Mais comme le vent avait tourné, c’était un peu plus sécurisé pour nous. Mais c’est vrai que les vigiles du camping sont venus nous prévenir en nous disant de faire nos valises parce qu’on risquait quand même d’être évacués à un moment ou à un autre et que si ce n’était pas aujourd’hui, ce serait demain. Donc on a terminé nos valises, on les a mises dans la voiture et on a décidé de partir le jour même et de ne pas risquer d’être là un jour de plus. »

À ce moment-là, plusieurs routes étaient déjà barrées à cause des incendies. « C’est vrai qu’on s’est fait coincer dans les bouchons par les gens des autres villages qui devaient se faire évacuer aussi. On était vraiment beaucoup de Belges à rentrer en Belgique à ce moment-là. On est restés dans les bouchons pendant bien 50 minutes. Et au niveau de Bordeaux, c’était pareil parce que là, en plus de ça, il y avait le Cap Ferret qui se faisait évacuer aussi. C’était de plus en plus inquiétant. On était vraiment coincés entre deux feux. »

De retour en Belgique, tout va mieux. Cependant, sur le trajet, Clémentine a vu de nombreux camions de pompiers, des camionnettes de gendarmerie, des ambulances, etc., se diriger vers les incendies. « Et de plus en plus de gens qui devaient se faire évacuer, ça prenait de plus en plus d’ampleur, c’était de plus en plus inquiétant. Nous, heureusement, on était en sécurité puisqu’on avait décidé de partir un jour plus tôt. Mais c’est vrai que c’était apocalyptique comme situation et c’était très très effrayant. »