Belgique

Incendie dans les Fagnes : évaluation prévue après rétablissement, déclare Adrien Dolimont.

Le Plan d’urgence provincial est toujours en vigueur alors que la crise se poursuit. Les équipes opérationnelles demeurent engagées, leur priorité étant la gestion immédiate de la situation et la stabilisation des conséquences. Le ministre-président a souligné que l’évaluation des événements sera effectuée, mais seulement une fois que la situation sera sous contrôle.

Concernant les discussions avec les parlementaires sur ce qu’il qualifie de « l’une des plus graves catastrophes environnementales de l’histoire récente de la Wallonie », il a indiqué qu’elles sont nécessaires dans le cadre d’un exercice démocratique, mais a également précisé qu’elles sont prématurées. Il a rappelé que les intervenants, mobilisés jour et nuit depuis deux semaines, doivent se concentrer sur les opérations en cours.

Le ministre-président a ensuite abordé la gestion de l’incendie, affirmant que la Wallonie ne partait pas de rien. Des mesures de prévention existent déjà, telles que la sensibilisation du public et la surveillance des zones à risque. Actuellement, le travail consiste à évaluer l’efficacité de ces dispositifs et à identifier les lacunes éventuelles.

Les services régionaux surveillent en permanence le risque d’incendie. Entre le 15 mars et le 13 août, 19 cellules d’expertise pluridisciplinaires ont été actives, et plusieurs bulletins d’information ont été diffusés aux autorités. Le risque d’incendie a été particulièrement élevé les 14 et 15 août, comme l’a précisé Adrien Dolimont, qui a également noté que le monitoring était en place depuis le début du printemps. Cependant, dès le déclenchement de l’incendie dans les Hautes Fagnes le 14 août, une nouvelle dynamique de gestion de crise s’est mise en place.

Douze jours après le début de l’incendie, le Plan Régional de Gestion de crise est maintenu au degré de criticité 3, bien que des allégements aient été apportés aux dispositifs. Le ministre-président a insisté sur l’importance de coordonner la réduction des moyens, la réouverture du territoire et l’information des populations pour éviter toute rupture entre le plan provincial et les suivis sectoriels. Il a également répondu aux critiques concernant l’absence de drapeau rouge, expliquant que cela n’aurait pas changé la situation, car il ne concerne qu’une petite partie des voies de circulation de la réserve.

En ce qui concerne les bénévoles qui ont soutenu les pompiers, certains agriculteurs ont demandé une indemnisation. Bien qu’ils aient été remboursés pour leurs frais de carburant, le ministre a précisé qu’un bilan complet des intervenants n’était pas encore disponible. Toutefois, ceux ayant reçu des ordres de réquisition seront indemnisés par le Fédéral. La Région prévoit également de demander une aide au Fonds de Solidarité de l’Union européenne pour cette catastrophe naturelle régionale.

La restauration des Hautes Fagnes nécessitera un travail collaboratif avec des scientifiques, des gestionnaires de terrain et des associations de protection de la nature, afin de reconstruire un écosystème plus résilient face aux défis climatiques futurs. Le ministre-président a averti que l’ampleur des dégâts et la diversité des enjeux impliquent la mise en place d’une gouvernance spécifique pour la reconstruction.

Dans ce contexte, le gouvernement discutera prochainement de la stratégie wallonne d’adaptation face aux changements climatiques. Le ministre a souligné que des actions sont déjà en cours et qu’il est essentiel de prendre le temps d’analyser les données existantes pour élaborer une stratégie d’adaptation efficace. Les objectifs stratégiques du plan d’adaptation seront validés lors de cette réunion, avec un plan d’actions attendu d’ici la fin de l’année.