Guerre au Moyen-Orient : Trump ne reporte pas son ultimatum, l’Iran rouvre le détroit d’Ormuz.
Donald Trump a accepté de repousser de deux semaines sa menace d’attaquer l’Iran et a déclaré : « Nous sommes très loin d’un accord ». La fin de l’ultimatum est fixée à 2 heures ce mercredi matin (heure belge).
L’information est tombée juste après minuit : Donald Trump a décidé de repousser de deux semaines sa menace d’attaquer l’Iran. « Nous sommes très loin d’un accord« , a précisé le président américain. Cette décision fait suite à l’acceptation par l’Iran de la réouverture du détroit d’Ormuz. Washington aurait reçu de Téhéran une proposition en dix points, constituant une base de travail pour les négociations.
Des premières discussions pourraient avoir lieu ce vendredi à Islamabad, au Pakistan.
La journée de ce mardi
Les déclarations belliqueuses des dernières 24 heures ont inquiété la communauté internationale. Les États-Unis peuvent détruire « en quatre heures » les ponts et centrales électriques iraniens. L’échéance de l’ultimatum est fixée à 2 heures ce mercredi matin (heure belge). L’Iran, quant à lui, déclare être prêt à tous les scénarios. Le Pakistan, médiateur essentiel dans le conflit au Moyen-Orient, a appelé Donald Trump à prolonger son ultimatum à l’Iran.
Le discours de JD Vance, prononcé à Budapest, a suscité des interrogations, mais la Maison-Blanche a affirmé que le nucléaire n’était pas une option envisagée. Le vice-président a déclaré : « Nous avons des outils à notre disposition que nous n’avons, jusqu’à présent, pas décidé d’utiliser« .
Malgré l’échéance imminente, des bombardements ont commencé ce mardi après-midi, touchant notamment des ponts et des infrastructures civiles. Ces attaques suscitent de vives controverses, l’ONU les qualifiant de crimes de guerre.
En début de soirée, le Koweït a conseillé à ses habitants d’éviter de sortir entre minuit et six heures du matin. Des explosions ont été entendues à Téhéran depuis 21 heures, mais aussi à Doha, au Qatar. L’Iran a diffusé des images de ses citoyens formant des chaînes humaines sur les ponts. Des bombardiers américains ont quitté le Royaume-Uni en début de soirée.
Dans ce contexte tendu, les négociations concernant les otages avancent : une journaliste américaine capturée par le Hezbollah irakien a été libérée en fin d’après-midi. De plus, deux otages français, retenus depuis trois ans en Iran, sont en route vers Paris, tandis qu’une Iranienne condamnée en France devrait être libérée.
La guerre au Moyen-Orient a démarré le 28 février, suite à une offensive américano-israélienne contre l’Iran. Téhéran riposte en lançant des missiles et drones contre Israël et d’autres pays de la région, affirmant cibler des intérêts américains et des bases utilisées dans le conflit.
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