
L’Algérie finance l’éducation à 9 % de son PIB, première des pays arabes.
L’Algérie a alloué un taux record de 9 % de son produit intérieur brut (PIB) à l’éducation, se hissant ainsi au premier rang des pays arabes en la matière. Le Liban enregistre le niveau d’investissement le plus faible de la région avec seulement 1,22 %.
L’Algérie s’est élevée au premier rang des nations arabes en matière de dépenses en éducation, consacrant un taux record de 9 % de son produit intérieur brut (PIB) à ce secteur. D’après les données de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco), diffusées par la plateforme Our World in Data, l’Algérie dépasse ainsi tous les autres pays arabes figurant dans ce classement.
Ces statistiques mettent en évidence des écarts significatifs entre les pays de la région, les taux de financement variant entre le sommet atteint par l’Algérie et un plancher de 1,22 % enregistré au Liban. Cet indicateur, mesurant la part des investissements publics en éducation par rapport au PIB, est l’un des principaux critères internationaux pour évaluer l’engagement des gouvernements dans le développement éducatif et la valorisation de leurs ressources humaines.
Détail du classement : la Tunisie occupe la deuxième position avec un effort budgétaire représentant 6,73 % de son PIB, suivie par le Koweït, qui se place troisième avec 6,44 %. Le Maroc se positionne au quatrième rang avec 6,02 %, suivi par la Palestine en cinquième position (5,43 %). L’Arabie saoudite se classe sixième avec 4,48 %. Le Sultanat d’Oman arrive en septième position avec 4,38 %, devançant les Émirats arabes unis, classés huitièmes avec 3,89 %. Le Qatar et la Jordanie partagent les neuvième et dixième places avec un taux identique de 3,23 % de leur PIB. Enfin, le Bahreïn se situe au onzième rang avec 1,89 %, tandis que le Liban termine dernier avec seulement 1,22 %, le plus faible niveau d’investissement de la région pour ce secteur crucial.
Derrière ce chiffre, que faut-il retenir de cet indicateur ? Pour établir cette base de données, la plateforme Our World in Data a croisé des données de deux époques. Les chiffres récents proviennent directement de l’Unesco et mesurent précisément les budgets actuels (salaires, matériel, construction d’écoles), tandis que les données historiques remontent parfois aux anciens annuaires de la Société des Nations ou de l’OCDE. Bien que cette profondeur historique soit précieuse, la diversité des méthodes appliquées à l’époque nécessite une certaine prudence. Concrètement, ce pourcentage indique la part de richesse qu’un pays choisit d’investir chaque année dans ses écoles et universités. Un score élevé comme celui de l’Algérie traduit un choix politique clair et une réelle priorité budgétaire.
