
Guerre au Moyen-Orient : les menaces iraniennes désamorcent des frappes américaines.
Le président des États-Unis a annoncé ce samedi qu’il renonçait à des frappes militaires massives contre l’Iran, suite à des demandes formulées par l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et le Qatar. Cette décision intervient dans un contexte de tensions croissantes depuis le début de la guerre, déclenchée le 28 février par une offensive conjointe israélo-américaine. Depuis lors, la République islamique a mené plusieurs attaques contre des infrastructures électriques. En juillet, le ministre iranien des Affaires étrangères avait déjà menacé de répondre « œil pour œil » à des avertissements émis par Donald Trump concernant des cibles iraniennes.
Un haut responsable du Golfe a révélé que Téhéran avait informé les médiateurs de sa volonté de riposter de manière significative, en visant spécifiquement les centrales électriques et les installations de dessalement d’eau, qui sont cruciales dans cette région désertique. Ce responsable a déclaré à l’AFP : « L’Iran a menacé de plonger le Golfe dans le noir, pays après pays, si Trump attaquait ses centrales. » Une autre source au Moyen-Orient a confirmé cette information, soulignant que les menaces étaient prises très au sérieux et que l’Iran avait établi une liste détaillée de cibles potentielles.
L’agence de presse iranienne Fars a également évoqué, au cours du week-end, des objectifs possibles dans le Golfe et en Israël, incluant des champs pétroliers et des raffineries, ainsi que des installations gazières.
Ces développements soulignent l’escalade des tensions dans la région, alors que les États-Unis et l’Iran continuent d’échanger des menaces, augmentant ainsi les craintes d’un conflit ouvert.
