Guerre au Moyen-Orient : accord « solide » avec l’Iran en vue ? Pétrole en baisse.
Le président Donald Trump a déclaré sur sa plateforme Truth Social qu’il avait demandé à ses représentants de ne pas se précipiter pour conclure un accord, car le blocus imposé par son pays aux ports iraniens resterait en vigueur « jusqu’à ce qu’un accord soit conclu, certifié et signé ». Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré dimanche avoir convenu avec Donald Trump que tout accord final avec l’Iran devait « éliminer entièrement la menace nucléaire ».
Alors que les États-Unis s’efforcent de parvenir à un accord, le président Donald Trump a tempéré les attentes dimanche, malgré des signaux de progrès des deux parties. « J’ai demandé à mes représentants de ne pas se précipiter pour conclure un accord, car le temps joue en notre faveur« , a-t-il écrit sur sa plateforme Truth Social, ajoutant que le blocus imposé par son pays aux ports iraniens resterait en vigueur « jusqu’à ce qu’un accord soit conclu, certifié et signé« . Toutefois, la présidence estime que « l’approbation de l’accord par le pouvoir iranien pourrait prendre plusieurs jours« , selon le média Axios. « Comme le président l’a dit, il n’est pas pressé, il ne va pas conclure un mauvais accord, et le président ne signera pas un mauvais accord« , a souligné Marco Rubio lundi.
D’après des médias américains, l’accord en cours de négociation entre Téhéran et Washington permettrait aux navires de naviguer à nouveau dans le détroit d’Ormuz, par lequel transitait un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde avant le conflit. Ces espoirs d’accord ont fait chuter les cours du pétrole lundi matin en Asie, les prix des barils de Brent de la mer du Nord et de WTI américain baissant de plus de 5 % peu après 04h00 GMT.
Quid du nucléaire ?
Selon CBS News, qui cite des sources proches des discussions, la dernière proposition inclurait également le dégel de certains actifs iraniens dans des banques à l’étranger. « Malgré des discussions entamées aujourd’hui (dimanche), les États-Unis continuent de bloquer certaines clauses de l’accord, notamment la question du déblocage des avoirs iraniens gelés, ces points demeurent pour l’instant irrésolus« , a indiqué l’agence de presse Tasnim en fin de journée. Par ailleurs, Fars a rapporté que les sanctions sur le pétrole, le gaz et d’autres produits pétrochimiques seraient levées pendant la poursuite des négociations afin de permettre à l’Iran d’exporter ces productions essentielles pour son économie. Cependant, l’accord en discussion ne semble pas aborder la question nucléaire. « Les négociations sur le nucléaire sont des questions hautement techniques. On ne peut pas régler une question nucléaire en 72 heures sur un coin de table« , a déclaré Marco Rubio au New York Times. Une fois la réouverture du détroit d’Ormuz réalisée, « nous entamerons, selon des modalités convenues, des négociations très sérieuses sur l’enrichissement, sur l’uranium hautement enrichi et sur leur engagement à ne jamais se doter d’armes nucléaires« , a-t-il précisé, évoquant un délai de « 60 jours« .
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a indiqué dimanche avoir convenu avec Donald Trump que tout accord final avec l’Iran devait « éliminer entièrement la menace nucléaire« , selon un communiqué après un entretien téléphonique entre les deux alliés. Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, médiateur dans ces négociations, a ajouté dimanche qu’il espérait « accueillir très prochainement la prochaine séance de négociations« . Une première rencontre s’était déroulée à Islamabad le 11 avril, sans débouché.
À revoir aussi (extrait du JT du dimanche 24 mai) :
Dialogue prudent entre États-Unis et Iran : Vers un accord ?
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« Droit de se défendre »
Sur le front libanais, deux personnes ont été tuées dimanche par des frappes israéliennes, après un raid israélien ayant causé 11 morts, a annoncé le ministère de la Santé, et ce malgré la trêve en cours depuis le 17 avril. L’armée israélienne a également signalé lundi la mort d’un de ses soldats survenue la veille dans le sud du Liban. Benjamin Netanyahu a affirmé que Donald Trump avait réitéré, lors de leur appel téléphonique, « le droit » d’Israël à se défendre sur tous les fronts, y compris au Liban. « Israël a toujours le droit de se défendre. Chaque pays du monde en a le droit« , a ajouté Marco Rubio lundi.
Naïm Qassem, le chef du Hezbollah, a exprimé son espoir que l’accord entre Washington et Téhéran inclurait son pays. Cependant, il a également rejeté les négociations directes du gouvernement libanais avec Israël, dont une quatrième session est prévue début juin à Washington, affirmant qu’un désarmement de son organisation, exigé par les autorités libanaises, constituerait un « projet israélien« .

