
Guerre au Moyen-Orient : accord possible d’ici mercredi sur Ormuz, selon ministre US des Finances
Le ministre des Finances des États-Unis a exprimé mardi son optimisme quant à la possibilité d’un accord avec l’Iran pour rouvrir le détroit d’Ormuz, une voie maritime cruciale pour le commerce mondial. Dans une interview accordée à CNBC, Scott Bessent a déclaré : « Nous sommes en discussions avec les Iraniens, et je pense qu’il y a une chance que nous parvenions aujourd’hui ou demain à un accord visant à rouvrir le détroit et à aller vers une normalisation. » Concernant le droit de passage iranien dans cette zone, il a précisé qu’il s’agirait plutôt d’une « liberté de circulation ».
Alors que les pourparlers avancent, la situation dans le détroit d’Ormuz demeure tendue. Un navire a été touché la nuit dernière, malgré les déclarations de Donald Trump qui affirment que les négociations avec Téhéran progressent. Le président américain a insisté sur le fait que des discussions se déroulent « en ce moment même », ajoutant que c’est « la dernière chance qu’ont les Iraniens de signer un bon document ». Trump a évoqué la possibilité d’une réouverture du détroit dès le lendemain.
Scott Bessent a également souligné les répercussions d’un éventuel accord sur les prix de l’énergie, en notant que de nombreux navires attendent de pouvoir reprendre leur route. « Même si la situation reste un peu tendue depuis quelques jours, nous avons vu pas mal de navires sortir du détroit, même en ce moment », a-t-il déclaré. Il s’attend à ce que les prix de l’énergie reviennent à la normale, ce qui serait bénéfique pour l’économie mondiale.
Parallèlement, le Qatar a annoncé que des efforts diplomatiques sont en cours pour parvenir à une solution. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed Al Ansari, a confirmé que les discussions se concentrent sur un « règlement à court terme » qui pourrait relancer les négociations.
Dans un autre registre, le Qatar a accusé Israël de retarder l’application d’un plan de paix pour Gaza, critiquant l’intensification des frappes israéliennes. Al Ansari a déclaré que ces actions ne sont rien d’autre qu’une tentative de faire dérailler la mise en œuvre du plan et de bloquer les solutions pacifiques au conflit.
