Belgique

Gianni Infantino, la victime de sa propre machine à cash

Gianni Infantino, actuel président de la FIFA, pourrait faire face à des difficultés pour sa réélection prévue en 2027. Cette perspective soulève des interrogations parmi les analystes du Soir et de La Libre, qui évoquent une possible perte de soutien pour le dirigeant de la fédération internationale de football. En effet, l’annonce récente de l’ouverture du capital de la FIFA à des investisseurs privés, dont certains seraient liés à l’entourage de l’ancien président américain Donald Trump, a suscité de vives réactions. Cette décision, jugée imprudente par certains éditorialistes, pourrait se retourner contre lui.

Les fédérations de football à travers le monde, y compris l’UEFA, ont majoritairement rejeté ce projet, entraînant un recul de la part d’Infantino. Malgré ses tentatives de maintenir le cap, la situation semble s’aggraver pour lui. L’ironie de la situation réside dans le fait qu’il est désormais abandonné par ceux qui, par le passé, lui avaient accordé une liberté totale d’action, transformant la FIFA en une organisation perçue comme une machine à profits politisée.

Alors que le processus électoral pour un nouveau président se profile, Infantino est pour l’instant le seul candidat déclaré. Cependant, d’autres figures pourraient émerger, et les plus de 200 fédérations de football internationales devront décider si elles souhaitent un changement de direction. À ce sujet, La Libre et Le Soir s’accordent sur un point crucial : au-delà d’un simple changement de personne, c’est un nouveau système qui doit être instauré au sein de la FIFA, afin de ne pas concentrer tous les pouvoirs entre les mains d’un seul individu.

Dans un autre registre, la situation à Ceuta, enclave espagnole, a récemment attiré l’attention en raison de l’arrivée massive d’environ 60.000 migrants le 30 juillet dernier. Cette tragédie humaine a engendré la perte de plusieurs vies, et les circonstances entourant cette vague migratoire soulèvent des questions sur les manipulations possibles via les réseaux sociaux. Beaucoup de ces jeunes migrants ont été contraints de retourner au Maroc, souvent sous la pression des forces de l’ordre espagnoles, illustrant une réponse sécuritaire sans réelle tentative de comprendre les motivations qui poussent ces personnes à fuir leur pays.

Les ministres de l’intérieur européens se réunissent le 4 août pour discuter des événements récents à Ceuta et des tensions qui en découlent. Une lettre ouverte signée par 22 dirigeants, incluant Bart De Wever, appelle à une unité européenne face à la question migratoire, tout en critiquant la politique espagnole en la matière. Bien que la politique migratoire européenne semble porter ses fruits en réduisant le nombre d’immigrations clandestines, la méthode soulève des inquiétudes. L’Europe délègue en effet la gestion de ses frontières à des milices aux pratiques contestables, cherchant à éloigner les migrants le plus possible, souvent au prix de leur sécurité.

La stratégie de dissuasion par la peur évoquée par certains analystes rappelle les méthodes de la police américaine de l’ICE, dont les pratiques sont régulièrement critiquées. Cependant, en Europe, la tragédie se déroule loin des caméras, avec des corps qui disparaissent dans la Méditerranée, échappant ainsi aux regards du monde.