
Georges-Louis Bouchez demande une suspension partielle de Schengen pour l’Espagne.
Le parti libéral a exprimé sa préoccupation face à la situation migratoire en demandant des contrôles renforcés pour les personnes arrivant d’Espagne, ainsi qu’une suspension partielle de la libre circulation des individus en provenance de ce pays au sein de l’espace Schengen. Ces déclarations ont été faites par M. Bouchez sur X dimanche dernier.
Cette semaine, environ 60.000 migrants ont réussi à entrer illégalement dans l’enclave espagnole de Ceuta, qui partage une frontière avec le Maroc. Tragiquement, plus de 70 personnes ont perdu la vie, principalement en tentant de rejoindre Ceuta par voie maritime. Les autorités espagnoles ont confirmé que la majorité des migrants avaient été renvoyés au Maroc.
L’ampleur de cet afflux a engendré une crise sans précédent au sein de l’Union européenne, poussant l’Italie à suspendre temporairement son espace de libre circulation avec l’Espagne. En réponse à cette situation, l’Espagne, suivie de 22 autres pays, dont la Belgique, l’Italie et le Danemark, a appelé à une réunion pour discuter des tensions diplomatiques qui en résultent. Les ministres de l’Intérieur des États membres de l’UE se réuniront en visioconférence mardi.
M. Bouchez a souligné que cette vague migratoire soudaine n’est pas le fruit du hasard, pointant du doigt la responsabilité du Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, et de son gouvernement socialiste. Il a déclaré : « Avec une procédure de régularisation massive, l’Espagne illustre parfaitement ce qu’est un ‘effet d’appel’. (…) Sánchez met ainsi toute l’Europe en danger, car nous savons que l’immigration illégale est aujourd’hui une source facile de main-d’œuvre bon marché pour la criminalité grave, comme le trafic de drogue. » Il a plaidé pour une approche de « migration ciblée et choisie », tout en insistant sur la nécessité de continuer à « assumer notre devoir humanitaire ».
