
Fusillades à Saint-Gilles : Bernard Quintin rencontre les trois bourgmestres de la Zone Midi.
Le climat d’insécurité à Saint-Gilles s’est intensifié, suscitant l’inquiétude des habitants et des autorités locales. Le bourgmestre, Jean Spinette, a rapporté avoir entendu des coups de feu depuis sa chambre, vers 21h30. Il a déclaré : « Tout le monde a entendu dans le quartier. » Après avoir constaté la situation sur place, il a tenté de réconforter des enfants présents à la terrasse d’une pizzeria, alors que le tireur se trouvait à proximité.
Jean Spinette a exprimé son indignation face à la dégradation de l’ordre public. Il envisage de demander une réquisition de la police fédérale, en vertu de l’article 43 de la loi sur la fonction de police, qui permet de mobiliser des forces supplémentaires en cas de menace sérieuse. Il a souligné que « cela fait trois ans que je demande des renforts », ajoutant qu’un impact de balle avait déjà touché une école l’année précédente. Les forces de police locales, bien qu’actives sur le terrain, semblent insuffisantes face à la montée de la violence. Mardi matin, une enquête a révélé 18 impacts de balles au croisement des rues Gustave Defnet, du Monténégro et de la chaussée de Forest, des marques qui n’étaient pas présentes quelques jours auparavant. Un témoin a rapporté avoir entendu les tirs avant de se précipiter à l’intérieur.
Le ministre de l’Intérieur, Bernard Quintin, a réagi à cette situation alarmante lors de sa visite au commissariat central de la zone Bruxelles Midi. Il a affirmé que les récents événements témoignent de la nécessité de continuer la lutte contre la criminalité liée à la drogue, déclarant : « Nous devons poursuivre avec détermination notre lutte contre la criminalité liée à la drogue. » Quintin a qualifié ces incidents de « totalement inacceptables », mais a également souligné qu’ils montrent que les efforts déployés portent leurs fruits. « Cela montre que ça marche, et que nous devons persévérer. C’est un travail de longue haleine », a-t-il ajouté.
En réponse aux critiques de Jean Spinette concernant le manque de ressources comparées à celles d’Anvers, le ministre a insisté sur la nécessité d’une collaboration entre les différents niveaux de gouvernement. Il a évoqué un budget d’un million d’euros débloqué pour l’installation de nouvelles caméras de surveillance dans la zone Sud, tout en déplorant les retards dus à des problèmes logistiques. « Ce n’est tout de même pas la faute du ministre de l’Intérieur? » a-t-il conclu, appelant à une coopération constructive entre les élus locaux et le gouvernement fédéral.
