Excès de vitesse, téléphone, alcool : perceptions immédiates en hausse dès le 1er juillet.
À partir du 1er juillet, les montants des perceptions immédiates pour les infractions routières augmentent de 10%. En 2025, les amendes ont rapporté environ 600 millions d’euros à l’État belge.

Les amendes routières « mineures » augmentent de 10%
À partir du 1er juillet, les amendes dites de perception immédiate pour les infractions routières seront augmentées de 10 %.
- Un conducteur ayant commis une infraction de 1er degré devra désormais payer une amende de 64 euros au lieu de 58 euros. Ces infractions concernent, entre autres, le non-port de la ceinture de sécurité, l’emprunt d’une bande d’arrêt d’urgence ou d’une bande réservée aux bus lorsqu’elles sont interdites, ainsi que l’absence d’utilisation des clignotants. Les excès de vitesse légèrement supérieurs à 50 km/h sont également inclus.
- Pour une infraction de 2e degré, l’amende passe à 128 euros contre 116 euros précédemment. Ce type d’infraction met indirectement en danger la sécurité des usagers. Cela inclut des comportements tels que dépasser par la droite, ignorer un panneau « Stop » ou « Céder le passage » et conduire à une vitesse inadaptée.
- Commettre une infraction de 3e degré entraînera une amende de 191 euros à partir du 1er juillet, si celle-ci est infligée immédiatement par la police. Les infractions concernées incluent le non-respect des ordres d’un agent de police, l’utilisation du téléphone au volant, le franchissement d’un feu rouge, la conduite dans un sens interdit ou le franchissement d’une ligne blanche continue. Pour ces infractions, les coûts peuvent être plus élevés si réclamés par le Parquet ou conduisant devant le Tribunal de Police, pouvant aboutir à une annulation du permis de conduire.
- Enfin, une infraction de 4e degré coûtera un minimum de 520 euros. Ces infractions sont les plus graves et mettent directement en danger la vie humaine. Cela inclut par exemple le dépassement en côte ou dans un virage où cela est prohibé, le non-respect des signaux d’un passage à niveau ou l’emprunt d’une autoroute en marche arrière ou à contresens.
En plus de ces amendes, une redevance administrative d’environ dix euros sera ajoutée.
Augmentation des amendes pour infractions liées à l’alcool
Les montants des amendes pour infractions liées à l’alcool, lorsqu’elles sont traitées sur place, seront également augmentés à partir du 1er juillet 2026.
Les nouveaux montants dépendront du taux d’alcoolémie. Ils seront de :
- 116 euros, au lieu de 105 euros actuellement, pour les conducteurs professionnels présentant un taux d’alcool compris entre 0,09 milligramme et 0,22 milligramme par litre d’air alvéolaire expiré.
- 197 euros, contre 179 euros aujourd’hui, pour une infraction à l’article 34, § 1er, de la loi sur la circulation routière avec une concentration d’alcool d’au moins 0,22 milligramme et inférieure à 0,35 milligramme par litre d’air alvéolaire expiré.
- 462 euros, au lieu de 420 euros actuellement, pour une infraction à l’article 34, § 2, de la loi sur la circulation routière avec une concentration d’alcool au moins 0,35 milligramme et inférieure à 0,44 milligramme par litre d’air alvéolaire expiré.
- 636 euros, au lieu de 578 euros actuellement pour une infraction à l’article 34, § 2, de la loi sur la circulation routière avec une concentration d’alcool au moins 0,44 milligramme et inférieure à 0,50 milligramme par litre d’air alvéolaire expiré.
À partir du 1er juillet, une augmentation de 10 % s’appliquera également aux sommes maximales pouvant être perçues ou que les contrevenants étrangers doivent consigner.
Les recettes générées par ces amendes seront allouées au Fonds de sécurité routière et réparties entre les services de police et de justice afin de financer leurs actions en matière de sécurité routière.
En 2025, d’après Het Nieuwsblad, ces amendes devraient rapporter environ 600 millions d’euros à l’État belge. L’an dernier, la police a enregistré plus de 10 millions d’infractions routières, soit une moyenne de près de 27.000 amendes par jour.
