
Donald Trump relance sa guerre contre les vaccins lors de la présentation de Robert F. Kennedy Jr.
À la Maison-Blanche, une atmosphère pour le moins étrange régnait alors que Donald Trump, visiblement fatigué, assistait à la présentation d’une nouvelle politique vaccinale par Robert F. Kennedy Jr., son ministre de la Santé. Ce moment, qui aurait pu prêter à sourire, soulève en réalité des enjeux de santé publique majeurs.
Le président américain a récemment signé un décret qui propose une révision du calendrier vaccinal pour les enfants. Cette initiative inclut un espacement accru entre les vaccinations et la séparation du vaccin combiné ROR (rougeole, oreillons, rubéole) en trois injections distinctes.
Cette décision s’oppose aux recommandations des principales organisations médicales aux États-Unis. Trump a également évoqué à plusieurs reprises une hypothèse controversée reliant vaccination et autisme, une théorie qui n’a jamais été prouvée par des études scientifiques.
L’American Academy of Pediatrics a réagi en appelant les parents à maintenir le calendrier vaccinal actuel. Son président, Andrew Racine, a souligné qu’il faudrait plus d’une décennie pour développer et approuver trois vaccins séparés pour la rougeole, les oreillons et la rubéole.
La critique de cette mesure ne provient pas uniquement du camp démocrate. Bill Cassidy, sénateur républicain et médecin, a qualifié le décret de « erreur » et a rappelé que les vaccins « ne provoquent pas l’autisme ».
Il est important de noter que le gouvernement fédéral ne peut pas imposer directement ses décisions aux États, qui conservent la compétence sur les obligations vaccinales scolaires. Ce tournant intervient alors que les États-Unis font face à leur plus forte épidémie de rougeole en 35 ans.
