Des milliers de personnes à Bruxelles contre les violences dans l’enseignement.
Les manifestants ont entonné des chants comme « Tout le monde déteste la police et la police déteste tout le monde » et « Glatigny casse-toi ! L’école publique n’est pas à toi ». Une autopompe est arrivée sur les lieux et les policiers ont commencé à utiliser le gaz lacrymogène pour disperser la foule.
Les manifestants ont chanté des slogans tels que « Tout le monde déteste la police et la police déteste tout le monde » ou encore « Glatigny casse-toi ! L’école publique n’est pas à toi ». La foule était principalement composée d’adolescents, de professeurs et d’autres organisations de la société civile.
Plus tôt dans la journée, environ mille personnes, composées en grande partie de jeunes et de professeurs, s’étaient rassemblées aux abords de la Gare centrale pour protester contre les réformes de l’enseignement. Bien que la manifestation fut dans l’ensemble calme et pacifique, une poubelle a été incendiée, mais rapidement éteinte par un policier utilisant un extincteur. Des manifestants ont également incendié plusieurs vélos et trottinettes électriques abandonnés au sol.
Selon nos journalistes sur place, le rassemblement s’est ensuite déplacé vers le palais de justice. La foule a emprunté la rue de la Régence, en direction du Mont des Arts, près de la gare centrale, où elle est arrivée aux alentours de 17h30. Des dispositifs anti-émeute ont été observés à proximité de la manifestation, selon Belga.
Des premiers lancés de pavés ont été signalés alors que la présence policière se renforçait. Une autopompe est arrivée sur les lieux, et les policiers ont commencé à disperser la foule en utilisant du gaz lacrymogène.
**Des violences policières pointées du doigt par les manifestants**
Jeudi dernier, enseignants et élèves s’étaient massivement réunis dans les rues de Bruxelles pour s’opposer au vote du décret-programme au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB). De nombreuses vidéos circulent sur les réseaux sociaux, dénonçant des violences policières et un recours disproportionné à la force pour disperser la foule, qui contenait de nombreux adolescents. La police a procédé à environ quinze arrestations.
« Nous avons entendu des policiers traiter des jeunes de ‘sauvages’, de ‘petites putes’, de ‘gauchiasses’. Des propos racistes et sexistes qui ne sont pas sans rappeler les dérives de l’extrême droite », ont souligné les collectifs à l’origine du rassemblement de ce lundi en amont de l’action.
La Ligue des droits humains (LDH) a évoqué une « réaction policière disproportionnée », considérant que la présence de nombreux adolescents aurait dû inciter les forces de l’ordre à faire preuve de plus de retenue. Face aux images largement diffusées sur les réseaux sociaux, la Ville de Bruxelles a annoncé l’ouverture d’une enquête, en particulier après la diffusion de séquences où des policiers tiennent des propos racistes et sexistes.
Sur une vidéo, on peut notamment voir le symbole Deus Vult (« Dieu le veut », évoquant les Croisades et utilisé par des groupuscules d’extrême droite) sur l’équipement d’un policier.

