Belgique

Des membres de la « Global Sumud Flotilla » ne rentrent pas en Belgique après arrestation

Vendredi après-midi, de nombreuses personnes s’étaient rassemblées pour accueillir la dizaine d’activistes dans le hall des arrivées de Brussels Airport. Isja Puissant, qui a été détenu pendant quelques jours par l’armée israélienne, a témoigné à son arrivée de son arrestation en Israël.

Vendredi après-midi, de nombreux supporters s’étaient réunis à l’aéroport de Bruxelles pour accueillir une dizaine d’activistes. Parmi eux, les parents d’Isja Puissant, qui ont connu l’angoisse depuis l’arrestation de leur fils lundi, mais aussi des amis, des politiciens et d’autres soutiens.

Isja Puissant, détenu pendant quelques jours par l’armée israélienne, a partagé son expérience à son arrivée. « Nous avons dû passer des heures et des heures à genoux et avons été enfermés dans des cages. J’ai été roué de coups. La situation est allée de mal en pis« , a-t-il décrit, en pleurant dans les bras de sa mère et de son père.

Il a précisé que la flottille avait déjà subie une attaque en Méditerranée à la fin avril.

Aude Gaspar, une autre militante, a également rapporté son « enlèvement par Israël« . « Nous avons été interceptés dans les eaux internationales, au large de Chypre. Ensuite, nous avons été détenus sur un bateau-prison et battus un par un. Nos mains étaient constamment liées […] Il est temps que l’Union européenne agisse et impose des sanctions à Israël. Actuellement, nos gouvernements sont complices. Ils collaborent avec un État génocidaire.« 

Retours en France aussi

Plusieurs activistes pro-palestiniens français de la « Flottille pour Gaza », interceptés en Méditerranée par Israël puis expulsés vers la Turquie, sont également rentrés en France, rapportant des « violences », des « attouchements » et des « humiliations » infligés par les forces israéliennes durant leur détention.

Ce retour a eu lieu deux jours après la polémique internationale suscitée par une vidéo montrant plusieurs activistes étrangers de cette « flottille » subissant des humiliations en détention. Partis de Turquie, environ 430 militants de la « Global Sumud Flotilla » (où « sumud » signifie « résilience » en arabe) avaient pour objectif d’attirer l’attention sur la situation humanitaire dans la bande de Gaza, durement frappée par plus de deux ans de conflit, en brisant le blocus maritime imposé par Israël.