
Coupe du monde 2026 : L’UCM ne rappelle pas que la gueule de bois excuse l’absence au travail
Les Diables Rouges joueront ce soir (22h) un match en 1/16ème de finale de la Coupe du monde contre le Sénégal. L’Union des Classes Moyennes (UCM) rappelle qu’un salarié qui souhaite s’absenter le lendemain d’un match doit obtenir l’accord de son employeur.
En cas de victoire des Diables Rouges contre le Sénégal en 1/16ème de finale de la Coupe du Monde ce soir (22h), des scènes de célébration se multiplieront, allant de Virton à Ostende, en passant par Mons et Bruxelles. La fête risque d’être belle et de perdurer jusqu’à tard dans la nuit. Certains supporters pourraient perdre de vue qu’ils doivent se rendre au travail le lendemain. L’Union des Classes Moyennes (UCM) souligne que l’absence au travail à cause d’une nuit trop arrosée n’est pas un droit et qu’une bonne anticipation ainsi qu’un dialogue avec l’employeur sont essentiels pour éviter les mauvaises surprises.
Un match ne modifie pas le contrat de travail
L’euphorie engendrée par un match des Diables ou tout autre événement sportif peut inciter certains travailleurs à envisager un congé de dernière minute ou à reporter leur journée de travail, un choix qui reste très encadré.
« On s’est engagé à venir tel jour à telle heure », rappelle Frédéric Mignolet, directeur général de l’UCM. « Le principe de base est simple : les horaires et le régime de travail sont fixés à l’avance et doivent être respectés. »
Un salarié souhaitant s’absenter le lendemain d’un match doit donc obtenir l’accord de son employeur. « Aucun congé ne s’impose. Cela se convient entre le travailleur et l’employeur », insiste le représentant de l’organisation patronale.
Certaines entreprises peuvent en effet accepter une demande de dernière minute, mais rien ne les y oblige. Si aucun accord n’est trouvé, l’absence sera considérée comme injustifiée.
Pas de travail, pas de salaire
Une absence non autorisée entraîne des conséquences immédiates : la perte de la rémunération pour la période non travaillée. « Ce n’est pas forcément une sanction », précise Frédéric Mignolet. Le droit du travail se base sur un principe de réciprocité : le travailleur fournit une prestation en échange d’un salaire. Si la prestation n’est pas réalisée, l’employeur n’a pas à verser la rémunération correspondante.
Des absences répétées ou des comportements contraires au règlement intérieur peuvent également conduire à de véritables sanctions disciplinaires, telles qu’un avertissement, voire des mesures plus sévères décidées au sein de l’entreprise.
Arriver ivre au travail peut coûter cher
L’UCM rappelle qu’un salarié ne peut pas se présenter au travail sous l’emprise de l’alcool. Cette règle est particulièrement importante dans les secteurs où la sécurité est primordiale, comme les chantiers ou les activités nécessitant l’utilisation de machines.
Un employeur peut renvoyer un travailleur chez lui s’il estime que son état représente un danger pour lui ou pour ses collègues. Dans ce cas, la journée ne sera pas rémunérée. « Il vaut mieux s’abstenir de travailler si l’on n’est pas en état de le faire », souligne Frédéric Mignolet.
Le mot d’ordre : anticiper
L’UCM a choisi de rappeler ces principes en pleine période de Coupe du Monde, « non pas pour jouer les rabat-joie ». L’organisation patronale plaide avant tout pour le bon sens.
« Dans de nombreuses PME, les grands événements sportifs sont planifiés à l’avance. Employeurs et travailleurs peuvent convenir d’adaptations d’horaires ou de prises de congé, afin de permettre aux supporters de vivre l’événement sans perturber l’entreprise », explique le directeur de l’UCM.
Il ajoute : « Les employeurs ont eux aussi des engagements envers leurs clients et fournisseurs. Avec un minimum de dialogue et d’anticipation, il est possible de concilier un événement sportif exceptionnel avec les réalités de l’entreprise. »
En résumé, la fête peut se prolonger jusque tard dans la nuit, mais le lendemain matin, les règles du monde du travail demeurent en vigueur.
