
Colombie : état d’urgence décrété, 111 morts après le séisme
Un séisme dévastateur a frappé l’ouest de la Colombie ce lundi 10 août, provoquant la mort d’au moins 111 personnes. D’une magnitude de 7,4, selon les évaluations des services géologiques américains et colombiens, le tremblement de terre s’est produit à une profondeur d’environ 100 kilomètres. L’épicentre a été localisé près de San José del Palmar, dans le département du Choco, sur la côte pacifique.
Les autorités locales ont rapidement réagi, indiquant qu’aucune alerte au tsunami n’avait été émise. Cependant, les conséquences sur le terrain sont déjà dramatiques. La gouverneure du Choco a signalé des blessés et des dégâts importants à Quibdo, la capitale du département, tandis que le maire de Cali, la troisième plus grande ville du pays, a évoqué des « dommages significatifs » et a demandé l’aide d’autres municipalités pour les opérations de secours. Selon ses déclarations, au moins 20 bâtiments se seraient effondrés à Cali, laissant des personnes coincées sous les décombres.
Des images diffusées par les médias locaux montrent des maisons détruites dans plusieurs villes, notamment Pereira et Manizales, où les habitants ont été témoins de la force du tremblement de terre. « Il n’y a ni électricité ni réseau mobile », a déclaré Martha Estrada, 66 ans, qui a ressenti la secousse. Les aéroports de la région, y compris ceux de Pereira, Manizales, Quibdo, Armenia, Cartago et Buenaventura, ont suspendu leurs opérations jusqu’à ce que les dégâts soient évalués.
À Bogota, des bâtiments ont été évacués brièvement, et plusieurs personnes ont quitté leurs domiciles en pyjama, alarmées par les sirènes. Le maire de la capitale a rassuré la population en indiquant que seules des fissures superficielles avaient été constatées dans certains immeubles.
Le tremblement de terre a également été ressenti dans des pays voisins comme l’Équateur, le Panama et le Venezuela, où des témoignages évoquent des lampes se balançant. Le président colombien, Abelardo de la Espriella, a déclaré sur X qu’il se rendrait à Bogota pour gérer l’urgence, assurant aux Colombiens qu’ils n’étaient pas seuls dans cette épreuve.
Des offres d’aide internationale ont commencé à affluer, notamment de la part d’Israël et du Mexique, tandis que la présidente de la Commission européenne a promis un soutien accru. En Belgique, le ministre des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a annoncé que le pays suivait la situation de près et a mobilisé le centre de crise à Bruxelles pour assister les Belges présents sur place.
La situation reste préoccupante alors que les autorités continuent d’évaluer les dégâts et de coordonner les efforts de secours.
