
Cinq pays européens avancent vers un « hub de retour » pour migrants
Le ministre danois des Migrations, Morten Bødskov, a annoncé des avancées significatives dans la création de « hubs de retour » pour les migrants dont les demandes d’asile ont été rejetées. Il espère qu’un accord de principe sera atteint d’ici le Nouvel An avec un pays partenaire en dehors de l’Union européenne, permettant ainsi le renvoi de ces migrants dès l’année prochaine.
Ces centres, qui ne doivent pas être confondus avec des camps, sont conçus pour accueillir les demandeurs d’asile déboutés qui ne peuvent pas retourner dans leur pays d’origine. Actuellement, l’Ouganda et le Rwanda sont envisagés comme des destinations potentielles pour ces installations.
Bødskov a précisé que l’objectif de ces hubs est d’offrir une « nouvelle chance » aux migrants en situation irrégulière, qui se trouvent dans l’incapacité de retourner chez eux et qui n’ont pas de fondement juridique pour rester au Danemark. Il a souligné que ce modèle vise à rendre le système migratoire plus « humain ».
En juin, le Parlement européen a adopté un règlement concernant les retours des migrants déboutés, permettant aux États membres de négocier des accords pour établir des centres de rétention en dehors des frontières de l’Union. Ce texte, qui a pour but d’accélérer les expulsions, suscite des préoccupations parmi les défenseurs des droits humains.
Le Conseil de l’Europe a également émis des recommandations aux responsables de la politique migratoire des cinq pays de l’UE impliqués, afin d’éviter d’éventuelles violations des droits humains liées à ces centres. Il est à noter que cette législation n’a pas reçu un soutien unanime parmi les 27 États membres de l’Union.
