Cinq enseignements après Nouvelle-Zélande – Belgique : Doku ne fait pas ses preuves.
Leandro Trossard a marqué le premier but belge en Coupe du monde depuis le 14 juillet 2018, à la 28e minute du match contre la Nouvelle-Zélande. La Belgique a remporté cette rencontre avec un score de 1-5, le plus large de son histoire lors d’une Coupe du monde.
1. Une disette prend fin

Dans le splendide stade BC Place de Vancouver, rempli de 52.500 spectateurs majoritairement favorables aux Belges, un événement marquant s’est déroulé ce vendredi soir (samedi matin en Belgique). À la 28e minute, Leandro Trossard a ouvert le score en trompant Max Crocombe.
À l’exception du but de Michy Batshuayi lors du match contre le Canada durant le Mondial 2022, il s’agit de la première réalisation d’un joueur belge depuis le 14 juillet 2018, lors de la petite finale contre l’Angleterre à Saint-Pétersbourg, pendant la Coupe du monde en Russie. Cela représente 2.904 jours, presque huit ans.
Les Diables Rouges ont marqué face à l’Egypte dans ce tournoi, mais ce but n’a pas été attribué à Romelu Lukaku.
2. Une tournée générale… servie par les anciens

La théorie du ketchup dans le football, évoque le principe selon lequel les buts mettent du temps à venir, avant de survenir en rafale. En effet, jusqu’à présent, les Diables Rouges avaient éprouvé des difficultés à trouver le chemin des filets, remettant en cause la confiance collective.
Des joueurs expérimentés ont cependant inversé la tendance : Leandro Trossard (28e et 50e), Kevin De Bruyne (66e) et Romelu Lukaku (86e) ont tous marqué. Ces figures de proue ont su guider les plus jeunes : cette rencontre en est un bel exemple.
3. Faux départ pour Jérémy Doku

Ce match aurait pu être un moment déterminant pour Jérémy Doku, mais cela ne s’est pas concrétisé. Positionné sur l’aile droite, devant Timothy Castagne, choisi plutôt que Thomas Meunier, Doku a peiné à imposer son jeu face à l’équipe de Nouvelle-Zélande.
Moins incisif que d’habitude, il a montré des signes de frustration à certains moments (notamment pendant une discussion prolongée avec le sélectionneur Rudi Garcia) et a peiné à faire preuve de ses qualités offensives. Influencé par une infection respiratoire, il a effectué un bref aller-retour vers Londres pour accueillir la naissance de son premier fils, ce qui ajoute une dimension particulière à son état d’esprit.
Ce contretemps médical a, pour l’instant, pris le pas sur l’excitation d’accueillir un nouvel enfant. Le prochain match des Diables Rouges pourrait toutefois lui offrir l’opportunité de retrouver son statut de joueur clé et confirmer son potentiel. Cela pourrait alors constituer un vrai coup d’envoi pour son Mondial.
4. Arthur Theate, un défenseur soulagé

Présent au Mondial 2022 avec Roberto Martinez au Qatar, Arthur Theate n’avait cependant pas accumulé de minutes de jeu. Âgé de 26 ans, il a joué un rôle clé lors des qualifications de la Belgique pour le Mondial 2026 et espérait donc logiquement débuter cette compétition en tant que titulaire, d’autant plus que Zeno Debast était en rééducation.
Il est entré en jeu après le carton rouge de Nathan Ngoy lors du match contre l’Iran et a commencé contre la Nouvelle-Zélande ce vendredi. Soulagé d’avoir enfin foulé le terrain de la compétition la plus prestigieuse, le défenseur de Francfort, qui est également ciblé par des clubs de Premier League, a pu prouver au sélectionneur qu’il pouvait compter sur lui. C’est nettement préférable à un tournoi entier passé à s’ennuyer sur le banc.
5. Une victoire, mais…
La victoire 1-5, la plus large jamais enregistrée par la Belgique lors d’une Coupe du monde, est de nature à réjouir les Diables Rouges ainsi que leurs supporters, qu’ils soient au pays ou dans les tribunes. Toutefois, il ne faut pas passer sous silence les faiblesses défensives observées.
« Nous n’avons rien gagné, nous sommes juste sortis de la poule. Nous savourons ce résultat et nous allons très vite nous remettre au travail« , a déclaré avec humilité Rudi Garcia lors de l’interview d’après-match. En effet, le sélectionneur est conscient que son équipe a rencontré le plus faible adversaire, classé 85e au niveau mondial, lors de cette troisième rencontre.
Les seizièmes de finale se dérouleront le mercredi 1er juillet, avec un adversaire encore à déterminer. L’équipe noire-jaune-rouge a encore du chemin à parcourir si elle souhaite avancer dans ce tournoi.
Groupe G : Nouvelle-Zélande – Belgique
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