Belgique

Champagne 2026 : certaines bouteilles pourraient dépasser 13% d’alcool

L’impact du changement climatique sur la viticulture française est de plus en plus préoccupant, comme en témoigne la récente vendange marquée par des conditions climatiques extrêmes. L’interprofession viticole a averti que ces événements, comprenant le gel, la sécheresse et des vagues de chaleur, pourraient devenir une tendance durable, qualifiant cette situation de possible « norme » à l’avenir.

Pour faire face à cette situation, une dérogation temporaire a été mise en place, permettant à certains vignerons de produire des champagnes dont le taux d’alcool pourrait atteindre 15%. Cette mesure s’applique même après chaptalisation, un processus qui consiste à ajouter des sucres durant la fermentation, comme l’a précisé le Comité champagne.

Lors d’une conférence de presse, un représentant a indiqué qu’il était encore prématuré de porter un jugement définitif sur la qualité des vins de la vendange 2026. Cependant, il a noté que les raisins récoltés cette année évoquent des « grands millésimes historiques du XXe siècle ». Il a ainsi souligné le potentiel de cette récolte, qui pourrait donner naissance à « de très grands vins ».

Par ailleurs, le rendement agronomique a enregistré une chute significative, atteignant environ 7000 kg par hectare, une baisse marquée par rapport aux 9900 kg par hectare de 2025, comme l’a mentionné Maxime Toubart, coprésident du comité Champagne. Cette situation souligne les défis croissants auxquels la viticulture est confrontée dans un contexte de changement climatique.