Belgique

Chaleur dans les écoles : deux syndicats critiquent une circulaire « dangereuse »

La circulaire prévoit des mesures graduées selon les niveaux d’alerte de l’IRM, avec des recommandations en code jaune portant sur le regroupement des élèves dans les locaux les plus frais et le renforcement de l’hydratation. Les syndicats estiment que ces recommandations sont insuffisantes et demandent aux pouvoirs organisateurs de suspendre les cours lorsque les seuils légaux de stress thermique sont franchis.


La circulaire établit des mesures adaptées en fonction des niveaux d’alerte de l’IRM. En cas de code jaune, il est conseillé de rassembler les élèves dans les salles les plus fraîches, d’augmenter leur hydratation et d’éviter l’exposition directe au soleil. Des mesures plus sévères, telles que l’allègement des horaires ou la suspension des activités non essentielles, sont envisagées pour les niveaux orange et rouge.

Cependant, les syndicats jugent ces recommandations insuffisantes. Ils mettent en avant le fait que de nombreux bâtiments scolaires ne sont pas bien préparés pour faire face à des températures élevées et rappellent que le Code du bien-être au travail impose des actions lorsque certains seuils de stress thermique sont dépassés. Selon leur analyse, ces seuils pourraient être atteints dès lundi dans certaines classes exposées au soleil.

Ils réclament donc aux pouvoirs organisateurs de suspendre les cours lorsque les limites légales sont atteintes et de fournir des thermomètres dans les classes. Le cabinet de Valérie Glatigny précise que la circulaire souligne clairement la prééminence du Code du bien-être au travail et que les pouvoirs organisateurs ont la possibilité de suspendre les cours, notamment lorsque le niveau d’alerte orange est atteint.